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Article paru dans le Bulletin du Centre d’Études et de Recherches sur le Bonapartisme sous le titre Bonapartisme et souverainisme – Le premier Empire
(C.E.R.B., n°17, année 2002)

Napoléon 1er et l’Europe

Feu le prince Napoléon écrivit un jour que «la pensée napoléonienne est toute orientée vers l’Europe».  Son fils, le prince Charles Napoléon, bien qu’en rupture avec lui sur bien des points, ne pense pas différemment. Un récent dîner du jeune mouvement  «France bonapartiste» l’a confirmé.

 Pour être fidèle à Napoléon Ier et à Napoléon III, et pouvoir se dire à bon droit bonapartiste et napoléonien, faudrait-il donc être européiste et maastrichtien ? Ou, pour parler différemment, ceux qui considèrent que l’on peut encore puiser des idées valables pour notre temps dans le riche trésor du génie de nos deux empereurs, et des enseignements utiles dans l’expérience des deux empires, doivent-ils, comme les héritiers dynastiques de cette glorieuse tradition, chercher les clefs de notre avenir du côté de l’Europe unie plutôt que de celui de la défense sourcilleuse de la souveraineté de notre patrie ?

C’est la question à laquelle nous voudrions répondre dans les lignes qui suivent. Elle ne nous semble pas inutile pour la réflexion des souverainistes, car si ceux-ci devaient s’inscrire en faux contre les deux Napoléons, leur combat s’en trouverait évidemment affaibli. Et en même temps, selon la méthode que nous avons déjà adoptée pour notre étude comparative du bonapartisme et du gaullisme, la «lecture souverainiste» que nous ferons de l’histoire napoléonienne nous permettra de mieux en comprendre la signification et les ressorts.

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Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler l’un des principaux concepts élaborés par les théoriciens souverainistes pour combattre l’Europe de Bruxelles, celui du combat millénaire de la France contre «l’Empire».

La résistance aux empiètements de l’Union européenne est pour eux la forme contemporaine de la lutte que, depuis mille ans, notre pays mène pour sa survie face aux trois reichs germaniques : le premier, celui des Hohenstaufen et des Habsbourg, «saint et romain» (Xème - XVIIIème siècles); le deuxième, celui de Bismarck et des Hohenzollern, prussien et pangermanique (1871-1918); et le troisième, qu’on ne présente plus (1933-1945).

La lutte entre la France et l’Allemagne n’apparaît ainsi pas tant comme une succession de conflits territoriaux sans fin entre deux peuples antagonistes et ennemis héréditaires, que comme l’affrontement de deux conceptions de l’organisation du continent : unification impériale d’un côté, concert des libres souverainetés étatiques de l’autre.

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Si nous analysons la période napoléonienne à travers ce prisme d’analyse, force est de constater que Napoléon se situe du côté de l’unification.

D’abord, il se réclame ouvertement de l’Empire. On pourra certes dire, comme pour Jules César, qu’en rétablissant à son profit la monarchie, il préféra le titre d’empereur à celui de roi pour ne pas indisposer les partisans de la République, que ce n’est donc qu’un mot. Mais on n’empêchera pas que la référence à l’idée elle-même est évidente et réelle. Le sacre par le pape rappelle l’empire de Charlemagne, dont le Saint Empire se voulait le continuateur. Le choix d’appeler «roi de Rome» l’héritier du trône, comme les aigles, sont une référence, bien sûr, à l’antique empire romain, mais aussi au Saint Empire encore, puisque ce dernier était «romain» en même temps que «germanique» et que l’héritier de la couronne y était lui aussi qualifié de «roi des Romains». Plus significatif encore est le fait qu’alors que l’Empire napoléonien nait en 1804, le Saint Empire disparaît en 1806, comme pour lui céder la place. Et en 1810, Napoléon épouse Marie-Louise de Habsbourg, devenant ainsi le gendre du dernier des empereurs romains germaniques.

L’Empire napoléonien n’est donc pas un empire qui se dresse contre l’autre empire, un empire français qui mettrait l’ancien royaume de France à égalité de rang avec l’Empire d’Allemagne; c’est un empire qui succède à l’autre, ou plus exactement, le même empire romain et carolingien qui change de centre de gravité et devient corse et français après avoir été autrichien et germanique.

Cela est si vrai qu’autour de lui, l’empereur Napoléon tisse tout un réseau d’États et de royaumes vassaux : la Confédération Helvétique et la Confédération du Rhin, dont il est le protecteur; le royaume d’Italie, dont il prend la couronne et confie la vice-royauté à son beau-fils Eugène de Beauharnais, le royaume de Naples donné à son frère Joseph puis à son beau-frère Murat; le royaume de Hollande confié à son frère Louis, le royaume de Westphalie à son frère Jérôme et le royaume d’Espagne à son frère Joseph, sans compter les petites principautés d’Italie centrale. Il confère des titres et apanages dans toute cette Europe vassale, tels le duché d’Otrante ou la principauté de Bénévent.

Empereur au-dessus des rois, empereur distribuant les royaumes comme un roi attribue duchés et comtés, tel est Napoléon triomphant. Empereur supranational en un mot. Il réorganise l’Europe en bâtissant ce qu’on a appelé son «système familial». L’unité du continent, ou du moins de sa partie occidentale, se trouve réalisée par les liens familiaux qui sont les siens avec les nouveaux souverains en même temps que par sa suzeraineté sur nombre des nouveaux États. S’y ajoute une forte solidarité économique face à l’extérieur imposée par le blocus continental.

À Sainte-Hélène, revenant sur son passé, le reconstruisant même souvent dans une perspective de glorification personnelle et de théorisation pour les générations futures, Napoléon revendique clairement cette vision européenne. Il se pose non pas en guerrier parti à la conquête des territoires voisins pour sa propre gloire et celle de sa patrie, mais en visionnaire généreux posant de manière désintéressée les bases de l’Europe de demain.

C’est d’ailleurs cette version des faits que le jeune Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, reprit à son compte dans sa brochure sur les Idées napoléoniennes : «Lorsque le sort des armes eut rendu Napoléon maître de la plus grande partie du continent, il voulut faire servir ses conquêtes à l’établissement d’une confédération européenne. Il fit précéder l’acte additionnel par ces paroles remarquables : “J’avais, dit-il, en parlant du passé, pour but d’organiser un grand système fédératif européen, que j’avais adopté comme conforme à l’esprit du siècle et favorable aux progrès de la civilisation.”» Las Cases en témoigne aussi en relatant que Napoléon «passait en revue ce qu’il eut proposé pour la prospérité, les intérêts, la jouissance et le bien-être de l’association européenne. Il eut voulu les mêmes principes et le même système partout; un code européen, une cour de cassation européenne redressant pour tous les erreurs, comme la nôtre redresse chez nous celles des tribunaux; une même monnaie sous des coins différents; les mêmes poids, les mêmes mesures, etc. etc. L’Europe, disait-il, n’eut bientôt fait de la sorte véritablement qu’un même peuple et chacun, en voyageant partout, se fût trouvé toujours dans sa propre commune.»

Jean Monnet n’eut pas mieux dit; et les princes actuels semblent bien inspirés de considérer que l’idée napoléonienne est une idée européenne.

Le Premier Empire est une vaste tentative d’unification et de mise au pas, du continent tout entier. Sous l’autorité impérieuse et géniale de Napoléon, se mettait en place un système politique, économique et militaire multinational et supranational, dont la Grande Armée de la campagne de Russie est, en matière militaire, le symbole le plus connu.

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Il convient toutefois, au-delà du rapide constat général qu’on vient de faire, de s’interroger sur la nature véritable de l’Europe napoléonienne et de la comparer avec celle d’aujourd’hui.

Tout d’abord, l’Europe napoléonienne, de fait et par la volonté impériale, est une Europe française. Elle est bien cette «France en plus grand» dont rêvent certains européistes, et que, pendant un temps, le général de Gaulle crut probablement pouvoir mettre sur pied. Outre le génie politique de Napoléon, qui surclassait tous ses contemporains, et la force que lui donnaient ses victoires militaires répétées, il faut considérer ce que pesait la France à l’époque. Pays le plus étendu, le plus peuplé, le plus riche du continent, et ce d’autant plus que la Révolution, le Consulat, et l’Empire, avaient largement accru son territoire, elle était à la tête des idées nouvelles et sa langue était celle de toutes les élites, depuis plus d’un siècle. L’Europe était «française» en profondeur avant même que l’Empereur ne la réorganise. Et quand il la réorganisa, c’est en la francisant plus encore, avec le concours de souverains et d’administrateurs issus de notre pays.

Ajoutons à cela que la Grande Bretagne en était exclue, qu’elle en était même l’ennemi principal, que le protectionnisme le plus entier animait la politique économique continentale de l’Empereur, y compris entre les États de son système, et l’on en conclura que cette Europe n’a absolument rien à voir avec l’Union européenne d’aujourd’hui, où la France pèse, selon les cas 10 à 15 % des voix dans les décisions, où l’Allemagne réunifiée accroît de jour en jour son poids et son influence, où nous sommes gouvernés de Bruxelles par des «commissaires» hollandais, britanniques ou portugais, où l’anglais s’impose autant qu’il est possible, où toute la politique commerciale consiste à ouvrir nos frontières, et la politique étrangère à suivre les injonctions américaines.

Napoléon organisait le continent au profit de la France; il se construit aujourd’hui à ses dépens. L’Europe de 2002 n’est pas française, et peut-être ne peut-il en être autrement. Gageons que, s’il revenait maintenant parmi nous, Napoléon trouverait que le sort de notre pays est assurément bien pire que celui que lui firent les puissances victorieuses au lendemain de Waterloo.

En second lieu, l’Europe napoléonienne, telle qu’elle apparaît à son apogée, est clairement et délibérément une «Europe des Nations». Napoléon simplifie la carte de l’Italie et celle de l’Allemagne; il groupe les petits États pour en constituer de plus grands. Son esprit, comme les idées du temps, le portent vers la création d’États-nations, non vers l’éclatement de ceux qui existent en entités plus petites. L’«Europe des régions» dont les eurofédéralistes nous vantent aujourd’hui les mérites, et que Bruxelles tend à nous imposer insidieusement, est à cent lieues de la démarche impériale; elle s’inspire du vieux modèle médiéval, non des idées des Lumières, dont Napoléon est le bras séculier.

Celui-ci, tout le monde l’admet, est le précurseur des unités nationales bien plus que de l’unification européenne. «Une de mes grandes pensées avait été l’agglomération, la concentration, des mêmes peuples géographiques qu’ont dissous et morcelés les révolutions et la politique. On compte en Europe, bien qu’épars, plus de trente millions de Français, quinze millions d’Espagnols, quinze d’Italiens, trente d’Allemands et vingt de Polonais. J’eusse voulu faire de chacun de ces peuples un seul et même corps de nation.» Ce passage du Mémorial de Sainte-Hélène est l’un des plus connus. 

Et lorsqu’il évoque, dans son exil, la perspective d’une union monétaire, Napoléon ne l’imagine pas autrement que «sous des coins différents» : chaque État garderait donc le pouvoir de battre monnaie et de s’identifier sur les pièces en circulation. Il n’est point question de Banque centrale européenne. Ainsi, l’œuvre impériale, si elle est une étape vers l’Europe unie, l’est en tout cas vers une Europe gaullienne ou thatchérienne, aucunement vers celle de Maastricht et de Jean Monnet.

Au demeurant, malgré la liberté dont il put jouir, comme en témoigne l’ampleur des bouleversements politiques et territoriaux qu’il opéra, l’Empereur ne mit sur pied aucune institution européenne commune, aucun système continental fédéral ou confédéral. Il ne l’esquissa pas même, ce qui relativise la sincérité et l’ardeur de son rêve européen de Sainte-Hélène. Le blocus continental lui-même n’est pas une union douanière, seulement une commune prohibition des produits anglais.

L’unité que nous avons décrite est purement de fait. Elle repose essentiellement sur la propre autorité personnelle de Napoléon et sur ses liens familiaux. Or, l’importance de ces derniers ne doit pas être surestimée. Les souverains anciens en effet n’étaient-ils pas tous apparentés, sans que leur indépendance en soit tant soit peu amoindrie ni même que la paix en soit ainsi mieux préservée ? Napoléon plaça ses frères sur des trônes; leurs successeurs eussent été cousins, comme l‘étaient les rois anciens. L’influence française en eût été mieux assurée, comme après l’installation des Bourbons en Espagne, au début du XVIIIème siècle. Ni plus ni moins.

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Jusqu’ici, nous avons parlé de l’Empereur et de l’Empire, non du général Bonaparte et du Consulat, comme si l’épopée napoléonienne était un tout se résumant à son point d’arrivée et que la doctrine bonapartiste résidait toute entière dans les dernières années du règne.

Examinons-en donc  maintenant l’origine.

Lorsque le général Bonaparte apparaît sur la scène de l’Histoire, lorsqu’il conquiert les esprits et les cœurs, enflamme l’imagination des Français et fonde le Consulat, c’est en triomphateur des ennemis de la France. Victorieux des Autrichiens en 1796, c’est-à-dire des troupes du Saint Empire, qu’il repousse d’Italie jusqu’à Vienne, il est à nouveau appelé au secours de la patrie à la fin de 1799, au moment même où ceux-ci menacent encore nos frontières. Il saisit alors le pouvoir suprême et s’impose une deuxième fois comme le sauveur.

La légitimité initiale de Napoléon est donc d’être, plus que tout autre, le recours de la France contre ceux qui veulent la détruire, d’incarner son indépendance et son triomphe. Cette légitimité est d’abord nationale.

Elle n’est pas européenne. Pour devenir Premier consul, consul à vie, puis empereur, Napoléon n’a pas présenté aux Français de grandes perspectives d’unification continentale; il leur a fait rêver de la France, non de l’Europe. Il n’a pas mérité leur reconnaissance par une quelconque contribution décisive à la «construction européenne» mais par les services inestimables rendus, contre cette même Europe, à l’indépendance nationale. Pour les contemporains, l’œuvre méritoire du Consulat, c’est d’abord et avant tout le traité d’Amiens : la victoire et la paix, dans les frontières naturelles.

De ce point de vue, 1804 représente non pas un aboutissement mais une rupture. Certes, la guerre a repris; et le plébiscite qui instaure l’Empire fait une nouvelle fois de Napoléon l’incarnation de la souveraineté française dans sa double expression, intérieure (parce qu’il est investi personnellement et directement par le Peuple) et extérieure (parce qu’il est désigné par le destin pour assurer la survie de la Nation). Mais désormais, Napoléon cherche à son pouvoir d’autres légitimités, extérieures à la Nation : le pape d’abord, qui préside aux cérémonies du sacre; les souverains étrangers ensuite, qu’il pense rallier en donnant une forme monarchique au régime.

Bien plus grave encore, en 1810, il répudie Joséphine, pour épouser Marie-Louise, une Autrichienne. On connaît l’explication : il faut un héritier à l’Empire; la première impératrice ne peut le lui donner; la seconde y supplée. Il n’en reste pas moins qu’en abandonnant Joséphine, Napoléon divorce en quelque sorte symboliquement d’avec la France. Et en épousant la fille d’un souverain étranger, il cherche à se faire admettre définitivement dans le cercle des rois, comme ces chefs d’État d’aujourd’hui qui, oubliant leurs peuples, se précipitent dans les sommets européens et mondiaux où ils cherchent l’approbation de leurs collègues.

Cette rupture n’est pas seulement une rupture chronologique et idéologique. C’est aussi une rupture avec le peuple français. Lorsque Napoléon pense à l’Europe jusqu’à presque en oublier la France, lorsqu’il se voit en héritier d’Othon et de Charlemagne plus qu’en représentant du peuple qui l’a consacré, les Français ne le suivent plus. Ils ne le rejettent pas pour autant, mais l’affection fait place chez eux à l’indifférence. Ils le laissent aller sur ses chimères continentales et se détachent de lui. Napoléon perd sa légitimité et les Bourbons la retrouvent : lorsque survient la défaite, on veut croire qu’elle est seulement celle de l’empire, du rêve insensé, du mirage européen, et non celle de la France; Louis XVIII en donne l’illusion et y parvient en partie. Parce qu’il épargne le pire à la France, et qu’on ne voit guère qui d’autre, en ces circonstances, eut pu le faire à sa place, sa légitimité à lui aussi, est nationale. Napoléon, bien seul, sort de la scène de l’Histoire.

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Il existe donc deux bonapartisme : le bonapartisme national et le bonapartisme européen, le second étant non l’aboutissement mais la corruption du premier. Du bonapartisme des origines à l’impérialisme des derniers temps, il y a toute la différence d’une dérive, due aux circonstances, aux nécessités de la guerre, à l’emballement d’un esprit trop fertile, aussi.

Il y a également tout ce qui sépare une œuvre bénéfique du bilan d’un désastre. Les gloires du Consulat sont connues, les plaies et conséquences de 1814 et 1815 de même. Il est donc inutile de les rappeler. Il suffira de souligner combien la dérive européenne du bonapartisme fut fatale à Napoléon : la logique impériale lui aliéna tous les peuples épris de leur liberté et qui, pourtant, nous avaient accueillis en libérateurs; la logique du blocus continental le mena à l’intervention dans la péninsule ibérique, à la rupture avec le pape, à la guerre avec la Russie, causes premières de la défaite finale. Elle lui fit perdre l’appui et l’enthousiasme des Français qu’il ne retrouva, fugitivement et partiellement, que dans la campagne de France, lorsqu’il redevint le rempart de la patrie contre l’invasion étrangère.

L’enseignement du règne est clair. Que les héritiers et les admirateurs de Napoléon se détournent de l’Europe, c’est un mirage dangereux ! Qu’ils rêvent de la France, qu’ils la servent, qu’ils la défendent, qu’ils l’incarnent, telle est la clef du succès. Telle est la légitimité, la vocation, l’essence du bonapartisme. Le bonapartisme triomphant est un souverainisme.

Francis Choisel

 

Le C.E.R.B. (Cercle d’études et de recherches sur le bonapartisme) en ligne

 

Sur un sujet proche :

Napoléon III et l’Europe

Communication au colloque Les Napoléon et l’Europe organisé à Vichy, le  13 septembre 2003. (Actes dans la Revue du Souvenir napoléonien, n°451, février-mars 2004)

 

 

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