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La population
de Boulogne-Billancourt
à l'horizon de 2015

Francis Choisel a été le premier, en 1999, à tirer la sonnette d’alarme à propos du nombre d’habitants que risque de compter notre ville après l’aménagement des terrains de Renault. Depuis, élus, associations, journaux l’ont rejoint sur ses positions.

Terrains Renault: Choisel se pose en médiateur (2005).
Un contribuable qui coûte plus qu’il ne rapporte (2004)
Mon raisonnement a été repris, développé, amplifié (2000)
Le cap des 105.000 est à nouveau franchi (1999)

 

Terrains Renault: Choisel se pose en médiateur 
(mars 2005)

Article paru le 21 mars 2005 dans le Parisien (extrait).

« Je me saisis de cette affaire.» Le conseiller général du canton sud de Boulogne, Francis Choisel (UMP), en est persuadé: il peut débloquer la situation en intervenant dans les discussions en cours sur l'avenir des terrains Renault entre le sénateur-maire UMP et deux associations écologistes qui ont déposé un recours contentieux contre le plan local d'urbanisme (PLU).

L'homme d'affaires François Pinault, qui souhaite installer sa fondation d'art contemporain sur l'île Seguin, a annoncé récemment que la promesse d'achat de terrain qu'il avait signée était devenue caduque le 28 février car «le plan local d'urbanisme n'était pas purgé de tout recours ».

« Je suis en mesure de rapprocher les points de vue », annonce sans hésiter Francis Choisel. L'élu milite pour une baisse de la densité de construction: « J'ai été le premier à tirer la sonnette d'alarme en 1999 sur l'augmentation très dangereuse de la population de Boulogne-Billancourt. Et dès cette époque, j'ai fixé le chiffre raisonnable du nombre d'habitants que les terrains Renault doivent accueillir: puisqu'ils couvrent en superficie 10% du territoire de la commune, ils doivent accueillir 10% du territoire de la ville. Plus, ce serait trop. Moins, ce serait bien, mais ce n'est pas réaliste. On arrive ainsi à un chiffre de 10.000 à 12.000 habitants. Soit 120.000 pour l'ensemble de la ville, ce qui est déjà beaucoup, considère le conseiller général, puisque nous en sommes aujourd'hui à 108.000 habitants.»

Roberto Cristofoli
(Quelques semaines plus tard, un accord intervient entre la ville et les associations, sur la base d'une réduction notable de la constructibilité.)

Un contribuable qui coûte plus qu’il ne rapporte
(mai 2004 )

Article paru dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt.

Comme la taxe d’habitation et la taxe foncière ne représentent, à elles deux, que 20 % des recettes communales de fonctionnement, qu’un quart des recettes départementales (voir:  Le point de fiscalité ), il en résulte que chaque foyer boulonnais ne participe aux dépenses qu’il génère, que pour une part très minoritaire. Autrement dit, le contribuable boulonnais - comme partout d’ailleurs - « coûte » plus qu’il ne « rapporte ».

Plus précisément, chaque propriétaire-habitant boulonnais (enfants compris) paie en moyenne de l’ordre de 2.400 francs (360 euros) par an, de taxes foncière et d’habitation. Et la ville dépense pour lui, en fonctionnement, près de 10.500 francs (1 590 euros). Différence : plus de 8000 francs !

Appliquons ce raisonnement aux terrains de Renault: 10 000 habitants dans ces quartiers, 10.000 habitants supplémentaires dans notre ville donc à la charge du budget municipal, c’est 80 millions de francs supplémentaires qu’il faudra trouver. Et si le chiffre est de 15.000 habitants, estimation qui correspond mieux à la constructibilité prévue, ce sont 40 millions de plus, 120 au total qui devront être recherchés. 

C’est pourquoi, on ne pourrait plus équilibrer le budget municipal si l’on ne faisait pas aussi venir dans les terrains de Renault des entreprises, des bureaux, des sièges sociaux, qui apportent de la taxe professionnelle. On devrait augmenter massivement les impôts.

Il est vrai, que l’on peut être assuré, d’ores et déjà, qu’automatiquement, la taxe professionnelle de Renault sera moins « écrêtée » (voir  Francis Choisel, décroche 14,7 millions de francs pour le budget municipal), mais ce ne sera pas suffisant. 

En outre, fait tout nouveau, le Président de la République vient d’annoncer qu’il voulait réformer, voire supprimer la taxe professionnelle. Alors ces recettes potentielles risquent de s’envoler en fumée !

Autrement dit, le chiffre de la population qui sera accueillie sur les terrains de Renault, n’est pas seulement une question de qualité de vie pour ces nouveaux Boulonnais et pour les quartiers limitrophes. C’est un sujet qui nous concerne tous, du côté du portefeuille et de la feuille d’impôts… 

 

Mon raisonnement a été repris, développé, amplifié
( 1er semestre 2000)

Extrait de l'éditorial de Francis Choisel, paru dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt.

Ici même, en septembre (voir ci-après), je vous donnais la primeur de mes conclusions à propos du dernier recensement de population : le nombre des habitants de notre ville étant reparti à la hausse, il convient de mener une politique d’urbanisme prudente, visant à modérer cette croissance. Et je m’engageais à sensibiliser les autres élus de notre commune aux risques d’une ville trop dense.

C’est aujourd’hui chose faite, au-delà de ce que je pouvais espérer. Relayé par Pierre-Christophe Baguet, mon raisonnement a été repris, développé, amplifié, par les conseillers municipaux, toutes tendances politiques confondues.

Je l’ai moi-même exposé à nouveau lors du conseil municipal extraordinaire du 18 novembre(1999), auquel le maire, Jean-Pierre Fourcade, m’a exceptionnellement convié à m’exprimer, comme conseiller général représentant les 44.000 habitants du canton sud.

Le préfet, que j’ai saisi par courrier, m’a pour sa part indiqué qu’il réétudiait la position de l’État en la matière.

Les déclarations vont donc maintenant dans le bon sens. Je veillerai à ce qu’elles se traduisent dans les faits.

Francis Choisel

 

Le cap des 105.000 est à nouveau franchi
(2ème semestre 1999 )

Éditorial de Francis Choisel, dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt

Le dernier recensement de population indique que la population boulonnaise est repartie à la hausse.

Elle avait régulièrement baissé ces dernières décennies, passant d’environ 110.000 à 105.000 puis à 102.000.

Cette baisse était due au fait que nous habitons dans des logements plus grands qu’autrefois, ou que nous sommes moins nombreux dans les mêmes logements. C’était le signe de l’amélioration du niveau de vie général de notre pays et de l’embourgeoisement de notre commune. Un peu aussi du vieillissement de la population et du ralentissement de l’accroissement démographique.

Quand les enfants sont élevés, on ne change pas toujours d’appartement pour emménager dans un plus petit; il y a moins d’enfants dans les logements des jeunes couples; et les familles les plus nombreuses s’en vont se loger là où le prix du mètre carré est moins cher. 

Mais cette tendance ne pouvait se prolonger jusqu’à l’infini. En outre, l’avant dernier recensement s’était déroulé alors que plusieurs importantes opérations immobilières étaient en cours, telles que le quartier du parc. Il était donc logique que lorsque ces quartiers seraient habités, la population boulonnaise augmente. 

Nous voici donc de nouveau à 105 ou 106.000 habitants, alors que le schéma directeur du Val-de-Seine prévoit 107.000 habitants à l’horizon…2015.

Les experts se sont trompés, une fois de plus. Je n’en suis pas surpris, même si les experts le sont. Car j’avais prévu cette remontée fort prévisible.

En revanche, je suis inquiet, car cette augmentation de population n’est pas près de s’arrêter.

Un rapide calcul, plus fiable que toutes les formules compliquées des experts, nous permet d’avoir un ordre d’idée de la taille de notre ville dans dix ou vingt ans. Le centre ville n’est pas encore habité. Et les terrains Renault, qui ne le sont pas non plus, représentent 10 % de notre territoire; avec une densité moyenne semblable à celle du reste de Boulogne-Billancourt, on peut imaginer qu’ils accueilleront 10 % de population supplémentaire. Le cap des 110.000 habitants sera donc passé assez rapidement. 

Certains élus — ceux qui avaient « peur » que Boulogne-Billancourt tombe en dessous du seuil symbolique de 100.000 habitants — en sont très heureux, réagissant comme le chef d’entreprise qui voit augmenter son chiffre d’affaire ou le général qui veut avoir l’armée la plus nombreuse.

Je raisonne pour ma part en terme de qualité de vie et d’aménagement urbain. Nous n’avons aucune raison de souhaiter être plus nombreux sur le même territoire communal, ne serait-ce que parce que 10 ou 15.000 habitants en plus, c’est au moins autant de voitures en plus, donc autant de problèmes de circulation et de stationnement supplémentaires.

Je serai donc vigilant, au sein du Syndicat mixte du Val-de-Seine et du groupe de réflexion sur la révision du plan d’occupation des sols, où je représente le Conseil général, pour que tout soit fait en vue de maintenir la population boulonnaise dans des limites raisonnables.

Francis Choisel

 

 

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