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Article paru le 8 juillet 2005 dans le Parisien.
«Faire de l'île Seguin
le coeur scientifique de la région»
Le conseiller général UMP de
Boulogne-Billancourt qui ne s'était toujours pas exprimé après le
retrait de François Pinault de l'île Seguin, évitant de «se
joindre au choeur des pleureuses», sort enfin de son silence un
projet en poche. Selon lui, l'île Seguin pourrait devenir le coeur des pôles
de compétitivité franciliens qui devraient être labellisés le 15
juillet.
Cette idée, il va la présenter
aujourd'hui, lors de la réunion des élus du département sur le futur
schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), «l'occasion
pour les Hauts-de-Seine de s'emparer de l'idée», estime-t-il.
Pour l'élu, il faut prendre acte «que
sur sur les deux cultures, prévues sur l'île (NDLR: art et
sciences) l'une est définitivement partie. Maintenant, l'objectif
n'est pas de lui trouver un substitut ni de savoir quoi mettre à la
pointe de l'île, continue-t-il, mais de penser l'aménagement de
l'ensemble.» Selon lui, «avec la Fondation Pinault, on
avait un peu dérivé vers une ville-musée alors que le Boulogne du
XXème siècle a une image d'innovation industrielle». C'est
pour recoller avec cette modernité que Francis Choisel a imaginé
Boulogne en coeur scientifique de la région.
«Le porte-avions de la communication
mondiale des pôles»
«Il faut que Boulogne redevienne
cette ville d'innovation, continue-t-il, et ça passe par la
science. Ces pôles ont des sites dans l'ensemble de la région et il
leur faut un endroit où se concentrer pour être visibles. L'idée
serait de faire de l'île Seguin le porte-avions de la communication
mondiale des pôles, où les nouveaux produits pourraient être lancés
et la recherche présentée; ce pourrait être un salon permanent avec
des espaces mutualisés et un centre de services.»
Mais encore faut-il attirer le grand public
et l'Exploradôme pourrait convenir. L'établissement de découverte des
phénomènes scientifiques ouvert en 1998 dans le jardin d'acclimatation
de Paris se sent un peu à l'écart. En venant sur l'île, comme
c'est envisagé, il passerait de 600 mètres carrés à près de 3.000. «Cet
équipement grand public participerait à l'animation de l'ensemble et
on peut imaginer des connexions avec les centres de recherche en y
présentant leurs découvertes, par exemple. Cela pourrait donner un
coup de fouet aux vocations scientifiques et ferait de l'île la tête
du réseau du tourisme scientifique des Hauts-de-Seine.»
Sylvain
Merle
(1 minute - novembre 2006
mise en ligne par le site du groupe de l'UMP au Conseil général
lors du lancement du Centre européen de création
contemporaine)
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