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Combats européens
Combats souverainistes
Cette rubrique est constituée de brèves d'information européenne,
mises en ligne au fil des jours.
Leur consultation peut se faire de
manière chronologique, par déroulement de la page jusqu'à la plus
ancienne information, ou de manière thématique en utilisant le
sommaire ci- dessous.
•
Tribunes et prises de position de Francis Choisel
(Les 4 Vérités - avril 2010)
(Appel en vue des
régionales - mars 2010)
(Site du RPF - mars 2010)
(Site du RPF - fév. 2010)
(Site du RPF - janv. 2010)
Les tracts
A diffuser avec tous vos messages, à imprimer, à distribuer, ou à
mettre en lien sur votre site (en PDF - couleur - illustré)
Dernières nouvelles du front
(La Libre Belgique, mars 2010)
(La Libre Belgique, fév. 2010)
(Vidéo du parlement européen)
(Marianne - fév. 2010)
(Le Figaro - fév. 2010)
(Site de l'IRICE, centre de recherche
universitaire en histoire contemporaine)
(Valeurs Actuelles - janv. 2010)
(Extrait d'une article du Nouvel
Observateur - janv. 2010)
(Marianne, site associé - janv. 2010)
(La Libre Belgique - janv. 2010)
(Marianne - janv. 2010)
(Le Figaro -janv. 2010)
(Observatoire de l'Europe - janv.
2010)
Sondages
(avril 2009- article du Figaro -
lien)
Prises de position
(mai 2009- article du Figaro -
lien)
(fév. 2009 - article de l'hebdomadaire
Les 4 Vérités - Lien avec un site qui l'a mis en ligne)
Institutions
Etats-membres
(janv. 2009 - vidéo avec
Claude Javeau, professeur émérite de sociologie à l'université de
Bruxelles - Le Figaro
- lien)
(janv. 2009 - article de Valeurs
Actuelles - lien)
(janv. 2009 - article de Valeurs Actuelles - lien)
Environnement, santé publique, démographie
Services publics
Article de Francis Choisel publié dans l'hebdomadaire Les
4 Vérités
Economie
(janv. 2009 - article de Valeurs Actuelles - lien)
Aéronautique
Finances, budget, prix à la consommation
Au-delà des brèves
(22
février 2010)
Ce qu'on n'a pas dit sur la crise
grecque
On a dit beaucoup de choses sur la crise
grecque:qu'elle était due à la crise financière mondiale;que la
Grèce avait maquillé ses comptes pour pouvoir entrer dans l'euro par
effraction en forçant la barrière des critères de Maëstricht; que
l'Allemagne la considérait comme un pays du "Club Med"
gérant mal son budget; que la dette a été camouflée dans des
produits financiers du type de ceux qui ont créé la crise immobilière
aux Etats-Unis. Tout cela est assurément fort juste.
On a même dit que la Grèce était victime
de l'euro cher, c'est-à-dire de l'euro tout court, parce que sa parité
ne pouvait pas être adaptée à la fois aux besoins de l'économie
grecque et à ceux de l'Allemagne; et qu'en conséquence l'indépendance
monétaire aurait permis à la Grèce de régler ses problèmes
elle-même et plus en douceur. C'est encore plus vrai.
On a dit enfin, ou laissé voir, que la
prospérité promise grâce à l'euro n'était nulle part au rendez-vous
puisque les pays de l'euro ont, une fois de plus, moins bien résisté
à la crise que les pays européens qui ne l'ont pas adopté.
Mais ce qu'on ne nous a pas dit, en revanche,
et qui est tout aussi important, c'est ceci. Si, comme on le lit dans
tous les journaux, les spéculateurs se sont abattus sur la Grèce, si in
fine ils sont de ce fait les grands responsables de ses déboires
comme tout le monde le clame, alors, par voie de conséquence, l'euro ne
protège en aucune manière un pays qui l'a adopté de la spéculation
contre son économie!
Le dernier argument en faveur de l'euro
s'écroule donc. On nous disait que grâce à lui plus jamais
notre monnaie ne pourrait être victime de la spéculation
internationale. Bel avantage, en vérité! Ce n'est plus la monnaie,
c'est la dette, c'est le budget, c'est l'économie tout entière d'un
pays de l'euro, qui peuvent maintenant être les cibles et les victimes
des spéculateurs. Avec, en prime, la main de fer de Bruxelles et de
Francfort pour étrangler le pays sous prétexte de le sauver et de le
remettre dans le droit chemin.
Puisse la France n'être pas un jour dans
cette situation!
Comme on le voit, quitter l'euro n'est plus
seulement souhaitable et même nécessaire. C'est devenu urgent.
(10 février 2010)
L'Alliance pour la souveraineté de la
France
entre dans l'Histoire
Les Cahiers de l'IRICE, institut
universitaire de recherche en histoire contemporaine («Identités,
relations internationales et civilisations de l'Europe») vient de faire
paraître un numéro intitulé: «Anti-européens, eurosceptiques et
souverainistes. Une histoire des résistances à l'Europe (1919-2005)».
Dans ce numéro, Christophe Le Dréau publie
un article très documenté et témoignant d'une remarquable finesse,
intitulé: «L'Alliance pour la souveraineté de la France et
l'émergence du militantisme souverainiste (1997-2002)».
L'intérêt de l'article, outre qu'il apporte
quelques informations que beaucoup ignoraient certainement, réside dans
le regard objectif du chercheur que porte ce jeune historien sur le
rôle de l'Alliance dans la relance du combat souverainiste après
l'échec de Maëstricht, relance qui a abouti moins de dix ans plus tard
au rejet du projet de traité constitutionnel européen.
(4
février 2010)
Ecologistes,
gaullistes et souverainistes
apportent leur soutien comité des élus
contre le projet de terminal gazier d'Etretat
Le 24 octobre dernier, 250 élus normands, toutes tendances politiques confondues, ont lancé un collectif pour s’opposer à l’implantation d’un terminal gazier, d’un gazoduc et d’une centrale thermique sur la côte d’Etretat, aux portes de la célèbre station touristique, projet soutenu par Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre et par la CCI de la Seine-Maritime.
Ce projet, initié il y a maintenant trois ans et désormais porté par un consortium d’intérêts australiens et autrichiens, suscite de nombreuses interrogations en matière d’environnement, de risques technologiques, de maîtrise du marché énergétique national et se place dans une perspective archaïque de recours accru aux énergies fossiles, à rebours des objectifs de Copenhague et du Grenelle de l’environnement.
Localement, face à l’Etat qui soutient étonnamment le projet, le comité des élus, appuyé officiellement par les diverses collectivités locales auxquelles ils appartiennent, vient d’obtenir un premier succès : la société concessionnaire, «Gaz de Normandie», à l’approche des élections régionales, a été amenée à solliciter du préfet de région une «suspension» provisoire du projet.
Il poursuit le combat pour obtenir le retrait pur et simple du projet et son remplacement par un centre de recherche sur les énergies marines.
A l’occasion de la rencontre
organisée par ce comité le 4 février à Etretat et à l'initiative du
Rassemblement pour la France présidé par Nicolas Stoquer, des personnalités nationales représentatives des courants écologiste, gaulliste et souverainiste
apportent leur soutien à ce combat dont ils veulent saisir l’opinion par delà les limites de la Haute-Normandie.
Il le font sous la forme
innovante d'une journée numérique de soutien aux opposants au projet.
En savoir plus
Si vous voulez
participer à la lutte contre le terminal gazier
Coordination gaulliste,
écologiste, souverainiste, karmakis@gmail.com
(Janvier 2010)
Crise grecque: quelles conséquences sur l'euro?
Réponse dans le site du Nouvel Observateur:
«La crise grecque est un test crucial pour la zone euro, qui regroupe 16 pays. La crédibilité de la monnaie unique serait fortement mise à mal si la Grèce se retrouvait en défaut de paiement ou bien si elle devait avoir recours à un vaste renflouage pour éviter cela.
Les marchés financiers pourraient alors vendre massivement les obligations d'autres pays européens, à l'économie jugée aussi fragile. Les gouvernements de ces pays seraient alors soumis, au moment d'emprunter de l'argent, à des taux d'intérêt élevés, ce qui détériorerait encore davantage leur situation.
Outre la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne affichent des dettes records. Madrid a ainsi annoncé vendredi que son déficit flirtait avec les 11,4% du PIB. Dans ce contexte, l'euro a chuté. Il ne valait plus vendredi que 1,3913 dollar, son taux le plus bas depuis six mois, bien au dessous du 1,5144 dollar qu'il avait atteint en novembre.»
(novembre 2009)
6 % seulement des Français
se sentent vraiment européens
Dans le dernier sondage de la SOFRES sur l’identité des Français publié par le journal
La Croix, il se confirme une fois de plus que nos compatriotes ne se sentent pas européens mais français d’abord (38% français, 6% européens). Toutefois, lorsque l’on cumule les trois réponses possibles («se sentir d’abord» et «se sentir aussi»), 68% se reconnaissent français, ce qui est peu, bien que la réponse arrive là encore en tête; et tout de même 24% se voient européens.
Comme de coutume encore, la région est également en queue de peloton à égalité avec l’Europe (6% d’abord, 23% en cumul), dépassant de peu le département (4% et 19%). Autant dire que les Français rejettent carrément l’Europe des régions.
Arrive en deuxième position, ce qui n’est toujours pas une surprise, l’enracinement le plus proche, à savoir la «ville» (la «commune» dans les précédents sondages) avec 21% et 50%.
Et, à l’ère de la mondialisation, on ne s’étonnera pas non plus que le sentiment d’être «citoyen du monde» devance l’appartenance européenne (11% et 20%), ce qui fait apparaître l’Europe, coincée entre la France et le monde, comme une identité inutile et dépassée.
(septembre 2009)
Suicides
à France Télécom
A qui la faute?
France Télécom est aujourd’hui confrontée à une série de suicides parmi ses salariés. Des suicides en nombre anormalement élevé sur une courte période et qui ont été exécutés sur le lieu même du travail. La responsabilité de l’entreprise est ainsi clairement engagée et, accessoirement, son image passablement écornée dans l’opinion. Or jusqu’à ce jour, on ne voit pas qu’un diagnostic sérieux ait été posé et encore moins qu’un vrai remède ait été préconisé.
(mai 2009)
Elections
européennes: votez
Et plutôt deux fois qu'une!
L'Europe vous agace. Les élections européennes vous ennuient. Vous
voulez manifester votre mécontentement. Vous croyez que le Parlement
européen ne sert à rien et que c'est tant mieux.
Alors vous envisagez de ne pas aller voter, pensant qu'une
abstention massive sera un camouflet magistral pour les européistes.
Halte là! Vous vous fourvoyez.
Le taux d'abstention fera tout juste quelques intertitres le
lendemain du vote et sera l'objet de thèses confidentielles de sciences
politiques dans quelques mois. Ne pas voter, c'est donner un coup
d'épée dans l'eau. Le flot européiste se refermera aussitôt
derrière votre geste inutile.
On prétendra que l'Europe vous indiffère (et non pas que vous la
rejetez), que l'on doit faire un effort de propagande pour que vous
preniez enfin conscience de ses bienfaits; et l'on commentera les
résultats comme si de rien n'était. On soulignera que les listes
pro-européennes sont largement majoritaires, que Sarkozy, grâce à son
mini-traité et à sa présidence exemplaire de l'Union européenne, a
réconcilié les Français avec l'Europe. Et aucun élu souverainiste ne
pourra contredire puisque, par le fait de votre abstention, il n'y en
aura pas.
Les souverainistes doivent au contraire se mobiliser. Puisque,
d'après les prévisions et comme lors des précédentes élections
européennes, un Français sur deux n'ira pas voter, votre bulletin
comptera double, et même quadruple avec celui de votre conjoint s'il
pense comme vous.
Alors, déplacez-vous! Même si quelques députés souverainistes au
parlement européen ne pèseront guère, ils pourront tout de même
perturber quelque peu le système. Et surtout, l'Europe leur fournira
comme aux autres des moyens d'action et d'expression, leur titre leur
donnera un accès aux médias, qu'ils pourront utiliser pour la bonne
cause.
D'ailleurs, si les listes souverainistes obtiennent de bons
résultats, soyez-en sûr, là on soulignera l'importance de
l'abstention, pour relativiser la portée du désaveu de l'Europe. Vous
aurez alors fait d'une pierre deux coups.
Pour faire respecter notre Non (55% des Français), une seule
solution: votez, votez souverainiste, et concentrez votre vote sur les
listes qui ont une chance d'avoir un siège.
(mai 2009)
Pannes
de téléphone
C'est la faute de l'Europe
Les pannes de téléphone se multiplient.
En savez-vous la cause? Lorsqu'un abonné change d'opérateur,
parfois les techniciens se trompent et vous débranchent à sa place.
Résultat: plus de tonalité, plus de ligne pour vous.
C'est une conséquence de la mise en concurrence imposée par
Bruxelles, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs. Du
temps des PTT et du service public, cela ne se produisait pas.
Souvenez-vous: autrefois, il n'y avait jamais de coupures. On n'arrête
pas le progrès!...
Avec l'expérience des nos voisins britanniques, on savait que la
privatisation de l'électricité et des chemins de fer avaient des
conséquences néfastes sur le service rendu. Cela va bientôt arriver
chez nous si les électeurs n'y mettent pas le holà. Et pour le
téléphone, c'est hélas déjà le cas.
Le bon sens serait de revenir au monopole public. Pour le plus grand
bien du consommateur.
(mai 2009)
L'Europe
qui coûte cher au contribuable
Cette année, ce sont encore près de 20 milliards d'euros (18,9
exactement, soit 124 milliards de francs) que le contribuable doit
verser à l'Union européenne.
Cela représente plus que la taxe sur les carburants (TIPP), que
l'on pourrait supprimer si l'Europe n'existait pas. Ou encore la moitié
de l'impôt sur les sociétés.
Il suffit, pour le vérifier, de consulter la notice d'information
sur le budget de 2009, qui accompagne votre formulaire de déclaration
de revenu.
On notera de plus que l'Europe reçoit à peu près autant que le
poste «sécurité et justice» (budgets des ministères de l'Intérieur
et de la Justice réunis) et la moitié du budget de la Défense.
(Novembre
2007)
Une
majorité de plus en plus massive
en faveur d'un référendum sur le traité de Lisbonne
Les Français, qui ont rejeté le projet de constitution européenne par
référendum (à une large majorité de 55%), veulent logiquement
que le texte qui le remplacera soit également soumis à
référendum. Et plus le temps passe, plus ils sont nombreux à le
souhaiter.
En juin, selon un sondage CSA-Le Parisien-Aujourd'hui en France, les partisans d'un
référendum étaient 57% (contre 34% qui accepteraient la
ratification par le seul Parlement, et 9% d'indécis).
En octobre, selon le même institut et pour le même journal, ils
étaient 61%, soit une hausse de 4 points (contre seulement 31 % pour la
voie parlementaire, en baisse de 3 points, et 8% d'indécis).
En novembre, selon un autre sondage (IFOP-Paris-Match), la
majorité est encore plus massive: 71% en faveur d'un référendum
(contre 28% pour une ratification parlementaire).
•
Les Français ne se distinguent pas en cela de leurs voisins: selon
un sondage Louis Harris-Financial Times publié lui aussi au
début de novembre et qui donne un pourcentage de 63% de Français
favorables à un référendum, 76% des Allemands, 75% des Britanniques,
72% des Italiens et 65% des Espagnols souhaitent être consultés, eux
aussi, par référendum.
Quant aux Irlandais et aux Danois, n'en parlons pas puisque la
question ne se pose pas: leur constitution nationale impose un
référendum.
•
Il est par ailleurs à noter que le rejet de la voie parlementaire
est presque aussi important à droite qu'à gauche: selon l'enquête de
l'IFOP, les partisans d'un référendum sont 76% parmi les électeurs de
gauche et 66% parmi ceux qui se réclament de la droite.
Même si Nicolas Sarkozy a annoncé durant la campagne
présidentielle qu'il ferait adopter sans référendum un «mini-traité»
qu'il négocierait avec nos partenaires, deux de ses électeurs du
second tour sur trois lui demandent donc de consulter le pays.
Il est vrai qu'une élection présidentielle ne peut évidemment pas annuler un référendum,
celui de 2005 pas plus qu'un autre, et qu'elle peut encore moins tenir lieu de ratification populaire d'un texte qui n'existait pas encore
lorsque cette élection s'est déroulée.
Or, justement, à l'issue des négociations européennes, on ne se
trouve pas face à un mini-traité mais face à ce que certains
appellent une «constitution-bis», tant le contenu du nouveau
traité est identique au projet giscardien de constitution européenne.
Ce n'est pas exactement ce que Nicolas Sarkozy envisageait durant sa
campagne, et certainement pas ce que ses électeurs avaient compris de
sa position sur le sujet.
On peut croire notre Président de la République suffisamment
attaché au soutien des Français pour tenir compte de ces chiffres et
suffisamment avisé pour ne pas refaire l'erreur de Jacques Chirac en
1995 qui, après avoir fait campagne contre la pensée unique
européenne s'y était rallié à l'automne et, après avoir promis un
référendum avant tout abandon du franc, y avait procédé sans
consulter les Français.
(Sondage CSA pour le Parisien et Aujourd'hui en France
réalisé les 27 et 28 juin sur un échantillon de 1004 personnes, par
la méthode des quotas.
Sondage CSA pour le Parisien et Aujourd'hui en France
réalisé les 24 et 25 octobre sur un échantillon de 956 personnes, par
la méthode des quotas.
Sondage IFOP pour Paris-Match
réalisé du 31 octobre au 2 novembre sur un échantillon de 1008
personnes, par la méthode des quotas.
Sondage Louis-Harris pour le Financial Times réalisé
du 8 au 9 novembre 2007 sur un échantillon de 958 personnes (pour ce
qui concerne la France),par la méthode des quotas.)
(Novembre
2007)
La
France pèse à elle seule pour les deux tiers
dans l'accroissement démographique de toute l'Europe
La France sera-t-elle bientôt, comme elle l'était il y a deux
siècles, l'Etat de loin le plus peuplé d'Europe après la Russie?
Notre pays est en effet, selon les statistiques de 2006, le plus
fécond de notre continent avec l'Irlande. L'accroissement de sa population hors
immigration, autrement dit son accroissement naturel (solde des
naissances et des décès), représente même, en masse, les deux tiers
de l'accroissement naturel de l'ensemble de l'Europe! Et la chose n'est
pas nouvelle.
De là à affirmer qu'à terme, deux Européens sur trois seront
français, il y a un pas qu'il serait bien sûr audacieux et prématuré
de franchir... Mais c'est pourtant la tendance que révèle ce chiffre.
Plus précisément, la population française hors immigration s'est
accrue de 289.700 personnes en 2006, alors que l'Allemagne en a perdu
166.800. L'écart entre les deux pays, qui n'est que de quelques
millions, se réduit à vue d'oeil: au rythme de près de 500.000 par
an.
Il est donc particulièrement inconséquent que les gouvernements
précédents aient accepté d'abandonner l'égalité de représentation
entre la France et l'Allemagne au sein des institutions européennes.
Et l'on serait bien inspiré aujourd'hui d'y revenir, ce qui,
hélas, n'est pas à l'ordre du jour.
(Octobre 2007)
Elections
en Europe
victoire souverainiste en Suisse, défaite en Pologne.
Les élections polonaises ont consacré la défaite du P.I.S. (parti
Droit et Justice), parti hostile à la construction européenne, qui
gouvernait jusque là le pays. Il n'a obtenu que 166 sièges sur 460,
contre 209 à son adversaire principal, le P.O. (Plateforme civique).
A l'inverse, les Suisses ont donné la victoire à l'U.D.C. (Union
du Centre), hostile à l'adhésion à l'Union européenne, avec 29 % des
suffrages. L'UDC, qui avait déjà remporté les élections de 2003,
progresse de près de 3 %.
(Octobre 2007)
Giscard
eurosceptique?
Non, Valéry Giscard d'Estaing n'est pas devenu souverainiste. Dans
un entretien accordé au Figaro Magazine, il reste convaincu que
la construction européenne, considérée à l'échelle du continent et
d'un point de vue mondial, est une «formidable aventure».
Mais, lorsqu'il analyse les choses en détail, pays par pays, et
particulièrement du point de vue économique, son jugement est
différent: si «la construction européenne a été très
bénéfique aux Pays-Bas, à l'Irlande ou à l'Espagne», en
revanche «le résultat a été moins favorable pour l'Italie,
provisoirement pour l'Allemagne, et malheureusement plus durablement
pour la France».
Et pour l'expliquer, parmi d'autres raisons, il ajoute: «Au
moment du lancement de l'euro, je souhaitais que l'on introduise pour le
franc un taux plus faible, autour de sept francs pour un euro. Le
gouvernement de l'époque [...] a refusé catégoriquement. A mon avis,
c'était une erreur d'accrocher le franc à un taux si haut dans l'euro.»
Pour lui, par conséquent, l'euro, tel qu'il est, est
structurellement mauvais pour la compétitivité de l'économie
française.
Faudrait-il donc que nous en sortions? Quitte à y rentrer ensuite
à un taux plus adapté...
(Septembre 2007)
L'exemple
anglais
Selon le Figaro du 21 septembre, «pour un ministre féru
de réformes, le voyage d'étude londonien est un passage obligé». Les
membres du gouvernement sont en effet nombreux à se rendre dans la
capitale britannique pour y chercher l'inspiration.
Il s'agit là, d'ailleurs, de la simple mise en oeuvre de la
consigne donnée par le Président de la République: «Je ne vous
demande pas de tomber amoureux d'un modèle étranger. Mais il n'est pas
interdit de se tourner vers les exemples qui marchent.»
Espérons que nos ministres en déplacement n'oublieront pas le
principal, qu'on peut facilement constater en restant confortablement
installé dans le fauteuil de son bureau parisien: les Britanniques ont
gardé leur monnaie nationale, n'ont pas accepté toutes les contraintes
de la libre circulation à l'intérieur de l'espace européen de «Schengen»
et ont obtenu toutes sortes d'autres dispenses et dérogations par
rapport aux obligations européennes, y compris dans le futur «traité
modificatif» en cours de gestation.
Bref, la Grande-Bretagne est moins européenne que la France, un
pied dedans un pied dehors. Et ça marche, semble-t-il! Un exemple à
suivre donc.
(Septembre 2007)
OGM:
interdire ou pas?
Coup de tonnerre à la veille du «Grenelle de l'environnement»:
le ministre, Jean-Louis Borloo annonce que la France va s'orienter vers
l'interdiction de la culture des plantes OGM. Bové approuve. La FNSEA,
le principal syndicat des agriculteurs, se fâche. La presse s'émeut.
Mais certains observateurs font remarquer qu'une directive
européenne s'y oppose. Le ministre ne peut donc interdire les OGM, pas
plus que le Parlement, le Gouvernement tout entier ni même le
Président de la République.
Tout le monde l'avait oublié, semble-t-il, malgré la
médiatisation dont cette directive avait été l'objet à l'époque de
son adoption.
Il en est dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres
(rappelons-nous l'impossible baisse de la TVA dans les restaurants):
Bruxelles décide et Paris exécute.
(Juillet 2007)
L'Outremer
montre l'exemple
Lors du référendum de 2003, les départements de la Martinique et
de la Guadeloupe ont refusé le nouveau statut plus éloigné de la
métropole qui leur était proposé.
Mais deux communes de la Guadeloupe, les îles de Saint Barthélémy
(7.000 habitants) et de Saint Martin (30.000 habitants), peuplées
surtout de blancs, avaient répondu «oui». Elles accèdent en
conséquence aujourd'hui au statut de collectivité territoriale de type
«territoire d'outremer».
A ce titre, l'une des premières décisions du président de Saint
Barthélémy, selon le Figaro, sera de proposer à son conseil de
choisir de «rester ou non» dans l'Union européenne, lui-même
n'étant pas partisan de maintenir l'île dans l'Europe.
Il estime en effet que «les directives européennes ne sont pas
adaptées à la zone caraïbe et qu'elles finissent par coûter plus
cher [à l'île] que ce que rapportent les aides des fonds structurels
de l'Union».
Les traités européens, même le prochain traité simplifié, ne
prévoient pas la sortie d'un pays de l'Union morceau par morceau...
Mais si cette petite île des Antilles françaises réussit à se mettre
en congé d'Europe tout en restant française, cela ne manquera pas de
créer un précédent...
A quand le tour de Midi-Pyrénées ou du Nord-Pas de Calais?
(Juillet 2007)
Et si
l'Angleterre avait raison?
Dans un entretien accordé au Point, Valéry Giscard
d'Estaing souligne «un changement profond dans l'attitude des
Britanniques vis-à-vis de l'Europe»: «Ils sont passés d'une
traditionnelle interrogation sur l'intérêt de participer à
l'intégration européenne à une conviction: il n'est pas utile pour la
Grande-Bretagne de franchir de nouvelles étapes dans l'intégration
européenne. Cette évolution s'est faite dans l'opinion publique mais
aussi dans les milieux économiques et financiers. Auparavant, il
existait bien sûr un courant attaché au mode de vie britannique et à
l'alliance avec les Etats-Unis. Mais il existait aussi un autre courant:
ceux qui voyaient dans l'Europe une opportunité offerte à leur pays.
Ce deuxième courant s'est affaibli: la Grande-Bretagne a
délibérément fait le choix de la globalisation.»
«A partir de cette option, ajoute le père de feu le projet
de constitution européenne, l'intégration européenne apparaît
désormais aux Britanniques comme un obstacle, un frein, une source de
complications. [...] Personne n'envisage au Royaume-Uni d'entrer
dans la zone euro ou de rejoindre le système de Schengen.»
On rendra cette justice aux Anglais de savoir discerner où se
trouve leur véritable intérêt. L'Histoire le démontre abondamment.
Ce sont des hommes pragmatiques, concrets, ayant les pieds sur terre et
sachant regarder les réalités en face; ils ne se laissent pas leurrer
par des rêves ni engluer dans les idéologies.
Peut-être pourrait-on s'inspirer quelque peu de leur exemple?
Ce qui est si mauvais pour l'Angleterre est-il si bon pour la
France, pays de stature comparable? L'intégration européenne ne serait
elle pas pour nous comme pour eux, pour reprendre les propres termes de
Valéry Giscard d'Estaing «un obstacle, un frein, une source de
complications»? Et ne conviendrait-il pas de faire, comme eux, «le
choix de la globalisation»?
(Juillet 2007)
L'Union
européenne encourage l'alcoolisme
La Cour de Justice européenne vient de condamner une loi suédoise
qui interdit aux particuliers d'introduire dans le pays des boissons
alcoolisées.
Bien que cette mesure soit de santé publique, puisqu'elle vise à
lutter contre le développement de l'alcoolisme, la Cour de Luxembourg
juge qu'il s'agit d'une «restriction injustifiée du libre mouvement
des marchandises» dans l'Union.
Cette condamnation n'est pas sans rappeler la guerre que la
Grande-Bretagne a menée au dix-neuvième siècle contre la Chine parce
que celle-ci interdisait l'importation et la consommation d'opium sur
son territoire, et que cela entravait ainsi le commerce britannique. La
lutte pour la «concurrence libre et non faussée» ne date pas
d'hier...
(Juin 2007)
51
abandons de souveraineté selon José-Manuel Barroso
Le Président de la Commission, José-Manuel Barroso, est très
satisfait du nouveau projet de traité européen: «Cet accord est un
très grand succès. [...] Toutes les compétences [européennes] sont
conservées. Et regardez le nombre de questions qui passent à la
majorité qualifiée, et non plus à l'unanimité. Le droit de veto a
été supprimé dans 51 domaines!» (Entretien du 28 juin
dans Paris-Match)
Or, de manière constante, le Conseil constitutionnel français
considère que, lorsque les décisions sont prises à la majorité et
non plus à l'unanimité, notre pays n'est plus souverain dans le
domaine concerné.
Dans ce cas, en effet, les décisions peuvent nous être imposées
contre notre gré par une majorité d'autres pays, alors qu'avec la
règle de l'unanimité, rien ne peut se faire sans notre accord.
Il faudra donc, une fois de plus, opérer une révision de
notre Constitution, qui pose le principe de la souveraineté du Peuple
français, afin d'ajouter 51 nouvelles exceptions à cette
souveraineté. Car la révision constitutionnelle votée avant le
référendum est devenue automatiquement caduque dès lors que le projet
de Constitution européenne a disparu.
Par ailleurs, José-Manuel Barroso ne voit aucun inconvénient à ce
que les «symboles de l'Union» (drapeau, hymne) ne soient plus
mentionnés dans le traité: «Les symboles ont peut-être disparu
des textes, mais pas des faits! [...] A la Commission, nous pensons que
les symboles sont importants, alors nous allons les promouvoir!»
(Juin 2007)
Nouvel
habillage pour la constitution européenne
Le sommet de Bruxelles des 21 et 22 juin a ressuscité le projet de
constitution européenne que le vote des Français et des Néerlandais
avait enterré en 2005.
Comme Joschka Fischer et quelques autres l'avaient préconisé (voir
ci-dessous), le Conseil européen a acté que «le concept
constitutionnel, qui consistait à abroger les traités actuels pour les
remplacer par un texte appelé "constitution" est
abandonné». Et il a décidé qu'un «traité modificatif introduira dans les
traités actuels, qui restent en vigueur, les innovations découlant des
travaux de la conférence intergouvernementale (CIG) de 2004».
Autrement dit, on abandonne le mot «constitution» et
tous ceux qui y sont liés (ministre des affaires étrangères, loi,
loi-cadre, etc.). Mais l'ensemble du contenu de ladite constitution est
repris: les traités actuels, qu'elle intégrait, «restent en
vigueur»; et ses «innovations» seront introduites dans ces
traités.
Un seul exemple permettra de faire comprendre la chose, celui de la
supériorité des décisions européennes sur le droit de chaque Etat.
Un article du défunt projet de constitution l'officialisait. Il
disparaît. Mais il sera remplacé par une «déclaration» de la
CIG, déclaration qui figure déjà dans les conclusions du Conseil
européen (annexe I, paragraphe I.3, note 1): «La Conférence
rappelle que, selon une jurisprudence constante de la Cour de Justice de
l'Union européenne, les traités et le droit adopté par l'union sur la
base des traités prime le droit des Etats membres.» Ce qui revient
au même.
La constitution n'est donc pas morte, elle va seulement changer
d'habits. Bonne nouvelle pour les «européens convaincus»,
mauvaise pour les «souverainistes».
(Juin 2007)
La
République tchèque veut que l'Union européenne
rende des pouvoirs aux Etats
S'exprimant, le 7 juin, devant les députés de la commission des
Affaires constitutionnelles du Parlement européen, le vice-Premier
ministre tchèque aux Affaires européennes, Alexandre Vondra, a une
nouvelle fois rappelé la position de son pays, hostile au projet de
constitution européenne.
Selon lui, le nouveau traité qui le remplacera devra rendre aux
Etats un certain nombre de compétences aujourd'hui transférées à l'Union
européenne.
Il ajoute qu'il convient d'assurer un «traitement égal aux
pays, quelle que soit leur taille».
Sauf à permettre à une coalition de petits pays, extrêmement
minoritaire en population, superficie et poids économique (Chypre,
Malte, Luxembourg, Slovénie, Slovaquie, etc.) de l'emporter face aux
pays les plus peuplés et les plus puissants, cela veut dire qu'il faut
renoncer aux votes à la majorité, même renforcée.. Seule la règle
de l'unanimité permet en effet d'assurer l'égalité de tous les pays
entre eux et de garantir à chacun que ses intérêts ne seront pas
sacrifiés par une majorité de circonstance.
(Juin 2007)
Constitution
européenne: l'aveu de Joschka Fischer
A propos du projet de constitution européenne actuellement en panne
et que divers gouvernements essaient de relancer, l'ancien ministre
allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, dévoile crûment
les ressorts de la solution qui semble aujourd'hui sur les rails. (Le
Figaro du 31 mai, reprenant un article paru dans la presse
américaine.)
«La partie III de ce traité constitutionnel, écrit-il,
est essentiellement composé des traités existants de l'Union
européenne et peut être dissociée du reste du document, parce que ces
traités resteront en vigueur, qu'ils figurent dans le document final ou
non.»
La partie II, quant à elle, autrement dit la charte des droits
fondamentaux, sera aussi appliquée, quoi qu'il arrive. Car elle existe,
bien qu'officiellement non contraignante; et la Cour de Justice
européenne s'y référera de toute manière, même si elle ne figure
pas dans un nouveau traité: «Si l'adoption de la partie II est
reportée, la Cour de justice européenne devra, dans l'intervalle
définir ces droits fondamentaux, une solution bancale mais meilleure
que rien.»
Reste donc la partie I qui contient les «réformes
constitutionnelles» dont la «résurrection» est «essentielle
pour l'avenir de l'Europe». Elle est «incontournable». Aussi,
«édulcorer son contenu possible serait un échec historique et un
sérieux revers pour l'avenir de l'Europe.» Il faut donc, dans un
nouveau traité, la reprendre intégralement.
Enfin, «le nom que ce document fondateur portera un jour est une
question secondaire». On ne l'appellera donc plus «constitution»,
afin de ne pas effrayer le bon peuple. Du moins pour l'instant.
Mais chacun aura compris que si l'on ajoute la partie I, inchangée,
à la partie II, appliquée de fait par la Cour de justice, et à la
partie III, déjà en vigueur, on se retrouve avec l'intégralité du
texte rejeté par les Français et les Hollandais en 2005.
Puisque Joschka Fischer renonce au terme «constitution»
pour le nouveau traité, nous lui en proposons un autre: tour de
passe-passe.
(Avril 2007)
Hubert
Védrine
une fois de plus sur la ligne souverainiste
Hubert Védrine, ancien porte-parole puis ministre des Affaires
étrangères de François Mitterrand, aujourd'hui président de
l'Institut François Mitterrand, vient une fois de plus de manifester
ses réticences face à la construction européenne telle qu'elle va.
Dans un entretien accordé au Monde paru le 23 avril, il s'en
prend à l'«européisme», qu'il définit comme «le postulat
suivant lequel les Etats-nations sont périmés, archaïques,
dépassés, responsables de tous les malheurs du monde, et qu'il faut
leur substituer une superstructure qui va les rendre plus caducs encore.»
Pour lui, en effet, «une des erreurs des quinze ou vingt
dernières années a été de croire qu'on allait faire une Europe plus
forte, un système multilatéral plus efficace, un monde meilleur, avec
des Etats affaiblis». Aussi estime-t-il nécessaire de «revenir
à une idée simple: on a besoin d'Etats qui soient les fondements de
l'ordre multilatéral pour que l'ensemble marche bien, d'Etats forts et
efficaces [...]. Idem pour l'Europe. [...] L'Union européenne sera plus
forte si elle rassemble des pays bien dans leur peau, qui savent ce
qu'ils veulent. [...] Cela n'enrichirait pas l'Europe d'être un
regroupement de chiens battus.»
Il va même plus loin, affirmant qu'«on a tort de croire que
nous n'avons une influence qu'à travers l'Europe» et que «la
France doit avoir sa propre politique étrangère», indépendamment
d'elle . D'ailleurs, il «ne croit pas à une politique
étrangère unique, et même pas non plus à une politique étrangère
automatiquement commune, à vingt-sept. D'un autre côté le plus petit
dénominateur commun ne pèse pas. Se réunir pour dire qu'on est pour
la démocratie et pour la paix, à qui a sert?»
(Avril 2007)
Présidentielles:
Deux plumes souverainistes au deuxième tour
Tout le monde a souligné la surenchère cocardière et identitaire
de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy dans les derniers moments de
la campagne du premier tour.
Mais on n'a pas remarqué que les deux finalistes susnommés avaient
l'un et l'autre comme conseiller principal un souverainiste.
Le président de l'UMP a confié la rédaction de ses discours à
Henri Guaino, qui n'est pas seulement l'homme qui a inventé la «fracture
sociale» pour la campagne de 1995 de Jacques Chirac, mais aussi et
surtout un séguiniste anti-maëstrichien qui a ensuite rejoint le
R.P.F. de Charles Pasqua et fait campagne pour le non au projet de
constitution européenne.
Quant à la candidate socialiste, elle suit les conseils de
Jean-Pierre Chevènement qui pour s'être fait assez discret n'en est
pas moins l'un des principaux piliers de son dispositif.
Un deuxième tour entre Seguin et Chevènement en quelque
sorte...
(Avril 2007)
L'Union
européenne s'attaque aux pharmaciens
La Commission européenne a mis en demeure la France de modifier sa législation relative à l'ouverture d'officines
de pharmacie.
Elle a engagé une procédure d'infraction en lui adressant, le 21 mars, une mise en demeure, première étape de la procédure.
La Commission ne veut plus que, dans notre pays, il soit nécessaire
d'être titulaire d'un diplôme de pharmacien pour ouvrir ou détenir une
pharmacie.
Elle reproche également à la législation française d'interdire
à un même propriétaire d'en posséder plusieurs.
(Avril 2007)
Le Premier ministre
des Pays-Bas
veut réduire les compétences de l'Union européenne
Le gouvernement néerlandais a indiqué, le 20 mars, qu'il
s'opposait fortement à une nouvelle constitution européenne et qu'il
plaiderait en faveur d'un «texte concis, technique et minimaliste».
Concrètement, il propose d'améliorer le contrôle démocratique
sur l'Europe, de donner aux parlements nationaux davantage la parole et
de limiter les compétences de l'Union.
Les domaines politiques tels que les retraites, l'imposition, l'éducation,
la sécurité sociale, la culture et la santé, devraient rester dans le
domaine réservé des Etats.
Déjà, le 8 février, le Premier ministre des Pays-Bas, Jean-Pierre Balkenende
avait indiqué au président de la Commission européenne José Manuel
Barroso, que le traité constitutionnel «n'était pas la réponse», ce qu'ont
«clairement démontré» les référendums en France et aux Pays-Bas au printemps 2005, où le texte a été largement rejeté.
«Les règles du jeu européen doivent être remises à jour et
rapidement avait-t-il ajouté. Le nouveau traité devra être
différent. Nous avons besoin de solutions. Rien de plus, rien de moins.
Le nouveau texte devrait compléter ou changer les traités en vigueur,
là où c'est nécessaire».
(Mars 2007)
Les
Français et l'Europe
Plus fiers d'être
français que d'être européens. Halte à la sinistrose et à la
repentance! 73% de nos compatriotes sont «souvent fiers d'être
français», 18% le sont «de temps en temps», 4% «rarement»
et seulement 3% «jamais».
En comparaison, le
sentiment européen est à la traîne: 43% des sondés seulement sont «souvent
fiers d'être européens», 28% «de temps en temps», 15% «rarement»
et, noyau dur des anti-européens, 12% ne le sont «jamais».
Bien évidemment, l'un
n'empêche pas l'autre. Ainsi, c'est le sud-ouest du pays qui détient
la palme de la fierté dans les deux cas: 84% de ses habitants sont
souvent fiers d'être français et 46% souvent fiers d'être européens.
(Sondage réalisé par
CSA pour Europanova et Profession Politique, le 7 mars 2007, par
téléphone; auprès de 1008 personnes, méthode des quotas.)
•
Plus européens que turcs...: 58% des Français ne souhaitent pas que l'Union
européenne soit élargie à la Turquie, contre 28% qui le souhaitent et
14% qui ne se prononcent pas.
Plus français qu'européens: 58%
des Français également, dans le même sondage, se sentent plus
Français qu'Européens, alors que seulement 8% se sentent plus
Européens que Français et 32% autant l'un que l'autre (2% ne se
prononcent pas).
(Sondage réalisé par
l'institut LH2 pour 20 Minutes et RMC, vendredi 13 et
samedi 14 octobre 2006, par téléphone; échantillon de 1003 personnes,
représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
•
L'euro, une mauvaise chose:
Concernant la monnaie européenne, les sondages se suivent et se
ressemblent.
Selon l'un d'eux, publié par le Pèlerin,
52 % des Français estiment que, d'un point de vue général, «l'euro
est une mauvaise chose», 53% qu'il nuit à l'emploi, et 57% que «pour
eux personnellement», c'est une mauvaise chose.
Les autres Européens n'en pensent pas moins.
Ainsi, selon l'eurobaromètre commandé par la Commission de Bruxelles,
81,4% des Européens reprochent à l'euro d'avoir entraîné une
augmentation des prix: 95,9% des Italiens, 92,7% des Autrichiens, 91,8%
des Portugais, 89,2% des Belges, etc. De même que 75,9% des Allemands
et 64,4% des Français.
Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que,
selon une troisième enquête, 58% des Allemands souhaitent le retour au
mark.
(D'après l'article «Cinq ans après, haro sur l'euro - De plus
en plus eurosceptiques, les Européens associent leur monnaie commune à
l'inflation jugée excessive», publié le 28 décembre 2006 dans Libération par Jean Quatremer, correspondant de ce journal à
Bruxelles.)
•
Trop de pouvoirs pour les médias et pour
l'Europe: Parmi diverses institutions proposées par un autre
sondage, ce sont les médias que les Français citent en
premier comme ayant, selon eux, «trop de pouvoirs»; 62% sont
de cet avis! (contre 22% qui estiment qu'ils en ont «comme il faut»,
et 16% «pas assez».)
En ce qui concerne l'Union européenne, ce sont 37%, une
majorité relative, qui estiment qu'elle a trop de pouvoirs, contre 32%
qui disent qu'elle n'en a pas assez et 30% comme il faut. Au total donc,
67 % ne souhaitent pas un renforcement des pouvoirs de l'Union
européenne.
Quant aux partis, l'opinion des Français est plus nuancée:
une majorité de 42% estiment qu'ils ont «comme il faut» de pouvoirs,
mais ils arrivent en deuxième, devant l'Union Européenne, avec 39%,
parmi les institutions qui selon eux en ont trop; et seulement 19%
estiment qu'ils n'en ont pas assez.
Pour le reste, les sondés estiment que le Président de la
République, le Premier ministre et le Parlement ont les pouvoirs
qu'il faut (entre 47% et 52%), et que les régions, les départements
et les communes n'en ont pas assez (entre 53 et 64%).
De tout cela, on pourra tirer comme conclusion que les Français
sont adeptes du principe de proximité, autrement dit du principe de
subsidiarité: plus le décideur est proche, plus ils veulent renforcer
son pouvoir (le record étant détenu par la commune), plus il est
éloigné, plus ils s'y opposent (le record étant détenu par l'Union
européenne).
(Sondage réalisé par l'IFOP pour le CEVIPOF et pour le
ministère de l'Intérieur,du 11 au 26 septembre 2006, auprès de 5.647
personnes; méthode des quotas.)
•
Ils regrettent le franc:
61% des Français déclarent regretter le franc («beaucoup»: 38%
+ «un peu»: 23%). Et ce sentiment ne fait que croître, puisqu'ils
n'étaient que 39% au moment de l'introduction de l'euro, en février
2002, et 48% seulement six mois plus tard. Ce rejet de l'euro est donc
en grande partie le résultat de l'expérience. On ne s'y fait pas,
contrairement à ce qu'on pouvait imaginer.
Tous les âges et toutes
les sensibilités politiques, ou presque, sont d'accord sur ce point.
Seuls les 18-24 ans ne regrettent pas le franc; mais les 35-64 ans sont
66% à déplorer sa disparition! De même, il n'y a que 49% de
nostalgiques du franc chez les sympathisants de l'UDF (tout de
même...), mais 53% chez ceux de l'UMP, 57% chez les Verts, 60% chez les
socialistes, sans parler des communistes et de l'extrême gauche (70%)
ou du Front National (84%).
(Sondage réalisé par
l'IFOP pour Valeurs Actuelles, les 9 et 10 juin 2005, selon la
méthode des quotas, auprès de 1006 personnes représentatives de la
population française de 18 ans et plus.)
(Mars 2007)
La
preuve par Airbus
Pour expliquer les difficultés d'Airbus, on accuse habituellement
l'euro trop cher par rapport au dollar et la voracité des actionnaires,
donc le capitalisme mondialisé.
Mais on oublie l'essentiel: c'est depuis la création d'EADS que les
choses vont mal.
Avant, quand tout allait bien, Airbus était un G.I.E.,
c'est-à-dire une coopération entre entreprises nationales
indépendantes. Aujourd'hui, EADS est le résultat de la fusion de ces
entreprises en une entreprise européenne unique dont Airbus est la
filiale.
La coopération entre Européens, cela marche; la fusion, c'est
calamiteux. Voilà l'enseignement de cette histoire. Et cela est vrai en
matière d'institutions aussi bien que dans le domaine aéronautique:
l'Europe des Etats, c'était bien; l'Union européenne, version Maëstricht
et Constitution Giscard, c'est la catastrophe.
De plus, comme le déclare au Parisien l'économiste Elie
Cohen, chercheur au C.N.R.S., «au moment de la constitution d'EADS,
les parités d'échange ont été faites sur une base politique, à
50-50 entre la France et l'Allemagne, qui ne correspondait pas aux
réalités techniques et économiques apportées par la France.»
Autrement dit, une fois de plus, sous couvert de construction de
l'Europe, nous avons été les dindons de la farce. Comme aujourd'hui
dans la répartition des licenciements et des fermetures de sites.
L'entrée dans le capital d'EADS des régions françaises
concernées, comme c'est déjà le cas pour les régions allemandes,
serait un début de réponse à la crise. Elles le souhaitent; il faut qu'elles
puissent le faire.
Mais la vraie solution, c'est celle que préconise Elie Cohen: «Revenir
au G.I.E., avec le démantèlement d'EADS et la recréation
d'entreprises nationales, aéronautiques et spatiales ou d'armement, qui
nouent des partenariats sur chaque programme, comme c'était le cas
avant la fusion de 1998».
(Février 2007)
Jacques
Attali est-il devenu souverainiste?
Dans un entretien paru le 8 janvier dans le journal Les Echos,
Jacques Attali déclare: «Aujourd'hui, tout se passe comme si le
pays s'était résigné à avoir un Etat faible, privé de son pouvoir
monétaire par l'euro, de son pouvoir industriel par les privatisations,
de la raison d'être de sa dissuasion nucléaire par l'écroulement de
l'URSS, de son pouvoir d'équipement public par la décentralisation, et
du reste de ses pouvoirs par la multiplication des autorités
indépendantes. L'Etat s'affaiblit tant, en fait, que le prochain
président de la République ne pourra que décevoir. Si l'on poursuit
à l'avenir sur le chemin parcouru depuis vingt ans pour détruire
l'Etat, il n'y aura bientôt plus aucune raison d'avoir une élection
présidentielle.» Rien que cela!
On croirait entendre Philippe de Villiers.
Mais il ne s'arrête pas à cette note pessimiste: «La
France est une très grande puissance. Elle a su formidablement se
moderniser dans les soixante dernières années, y compris pendant la
Quatrième République, injustement décriée.» Au discours sur le
déclin français, il oppose «des marqueurs incroyablement
positifs» de notre force: «un dynamisme démographique,
une capacité à attirer les investissements étrangers, la relance des
grandes infrastructures, la qualité de nos entreprises, très bien
placées dans les industries de l'énergie, de la sécurité et du
bien-être, qui seront les secteurs de l'avenir.»
Il suffit donc, selon lui, que nous nous réagissions. Avec, pour
enjeu essentiel «l'identité de la France»: «Les
mouvements de population, sur la planète, s'intensifient. Nous devons
nous préparer à assimiler un grand nombre de gens, d'entreprises,
d'initiatives, de cultures venus d'ailleurs. Cela suppose que nous
soyons capables de maintenir l'unité du pays autour de sa langue et de
sa culture, tout en la faisant évoluer.»
(Janvier 2007)
La
colère d'Alain Minc
Dans un entretien du 15 février accordé au journal Les Echos,
Alain Minc se lamente: «Les tenants de la "pensée unique",
dont je serai éternellement, sont sur la défensive car le créneau
politique dominant consiste à aller conquérir les voix marginales sur
une tonalité populiste.[...] En matière économique, on crie haro sur
la Banque centrale européenne, ce qui est pour moi le marqueur absolu
du populisme et le comble de l'absurdité. [...] Il n'y a pas de
meilleur défenseur du pouvoir d'achat que la B.C.E. Mais qui ose tenir
ce discours? Personne, parce qu'on pense que c'est une machine à perdre
des voix. C'est quand même affligeant! » Il vise
ainsi rien moins que Nicolas Sarkozy (voir
ci-dessous) et Ségolène Royal...
Le journaliste, avec un heureux bon sens,
réagit: «Vous évoquez la quête de "voix marginales",
mais en réalité c'est une majorité de Français qui a voté non au
référendum sur l'Europe en 2005. Les candidats sont bien obligés d'en
tenir compte!»
Réponse d'Alain Minc: «Prétendre que le
peuple a voté contre les élites à 55-45 est une formidable
escroquerie intellectuelle, lancée par ceux qui désormais ont
l'ascendant intellectuel, c'est-à-dire en réalité les populistes.»
«Ils seraient donc devenus les nouveaux
maîtres à penser?» concluent Les Echos. «Oui, confirme
Alain Minc, la pensée unique a changé de camp. Elle est devenue
populiste, économiquement laxiste, antieuropéenne. Nous, nous sommes
désormais des francs-tireurs, des marginaux.»
Amusant tête-à-queue provoqué par la
lucidité du journaliste: après avoir accusé ceux qui ne pensent pas
comme lui d'être des marginaux, Alain Minc s'applique maintenant à
lui-même ce qualificatif. Et il avoue crûment être devenu minoritaire
et avoir perdu la bataille des idées.
(Décembre 2006)
Hausse des prix:
Sarkozy accuse l'euro
«Je suis persuadé, vient de
déclarer Nicolas Sarkozy, que les indices habituels de calcul de
l'inflation ne reflètent pas la réalité de la hausse des prix au
quotidien et que le passage à l'euro a organisé une hausse assez
massive des prix dans notre pays»
Si les mots ont un sens, cela veut dire que, selon lui, cette hausse
n'a pas été une surprise pour tout le monde, qu'elle a été voulue («organisée»)
par les promoteurs de l'euro, et voulue «massive». On ne
peut mieux souligner que la monnaie européenne n'a pas été faite dans
l'intérêt des consommateurs.
Une «rupture» s'impose dans ce domaine comme dans d'autres.
(Novembre 2006)
L'Europe creuse le
déficit
du budget de la France en 2007
4,1 milliards d'euros (27 milliards de
francs), c'est le montant du prélèvement qui sera opéré en 2007 sur
le budget français au profit de l'Union européenne, soit 5% de plus
que cette année et 4 fois plus qu'en 1982.
En contrepartie, l'Europe verse à notre pays un certain nombre de
subventions, notamment dans le cadre de la fameuse «PAC», la politique
agricole commune, mais pas autant que nous lui versons par nos impôts.
Depuis plusieurs années en effet, la France est devenue ce que,
dans le jargon européen, on appelle un pays «contributeur net».
Autrement dit, avec les Allemands ou les Néerlandais par exemple, nous
faisons partie des Européens qui paient pour l'Europe, tandis que
d'autres touchent plus qu'ils ne reçoivent.
Pour ce qui nous concerne, c'est 109 euros par habitant, en moyenne,
qui sortiront en 2007 de notre porte-monnaie sans espoir de retour, soit
436 euros pour un couple avec deux enfants: près de 3.000 francs.
Ces 4 milliards d'euros représentent 7% du budget de la France,
l'équivalent d'un ministère: une contribution non négligeable au
creusement du déficit de nos finances publiques.
(Le Parisien, 2
novembre 2006)
Cinq
ans après l'arrivée de l'euro
les prix ont bondi
Curieux décalage. Les statistiques officielles ont beau indiquer
une hausse globale des prix d'environ 10% depuis le lancement de l'euro
en janvier 2002, les ménages, eux, ont le sentiment de ne plus s'y
retrouver dans la valse des étiquettes. Et de perdre, avec leurs
repères, leur pouvoir d'achat.
[…]
Le fait est là: les petites dépenses
quotidiennes ont parfois doublé. Et c'est sans doute de là que vient
le décalage entre les dépenses bien réelles des acheteurs et les
statistiques des experts. «Vous achetez un ordinateur tous les cinq
ans, mais le café ou la baguette de pain, vous l'achetez tous les jours»,
explique Sylvain Broyer, économiste chez IXIS CIB.
Un exemple pari d'autres: la restauration.
Certes, selon Eurostat, l'office statistique européen, les prix dans
les hôtels et restaurants n'ont progressé «que» de 14% depuis
décembre 2001. Mais certains prix, aux yeux des clients, pèsent plus
lourd que d'autres. Ainsi le petit noir pris à la table d'un café a vu
son prix s'envoler en cinq ans de... 120%. Et vous asseoir un instant
pour déjeuner d'un sandwich dans une brasserie vous coûtera environ
50% de plus qu'il y a cinq ans.
Des augmentations qui, libellées en francs,
n'auraient pas toujours été acceptées par le consommateur, mais qui,
en euros, passent souvent comme une lettre à la poste. La preuve en est
qu'il n'est d'ailleurs pas rare de laisser aujourd'hui un euro de
pourboire là où, autrefois, on n'aurait pas dépassé un ou deux
francs, soit trois à six fois moins.
Même constat pour certains produits
alimentaires. Globalement, leurs prix n'ont augmenté que de 7%. Mais en
cinq ans, le prix moyen du kilo de pommes a augmenté de 93%, celui de
la boîte de petits pois de 42%, les yaourts nature gagnant quant à eux
24%.
[…]
Pour s'en sortir, nombreux sont ceux qui ont
bouleversé leurs modes de consommation. Les uns ont tout simplement
décidé de rogner sérieusement sur leurs achats de produits frais.
Quant à ceux qui, envers et contre tous, entendent privilégier leur
alimentation, ils ont parfois dû tirer un trait sur certaines dépenses
de loisir. Après tout, en hausse de 27%, la place de cinéma a plus
augmenté qu'un chou-fleur (+22%).
Olivier Aubry et
Guillaume Zambaux
(Juin 2006)
Le
Rafale, moins coûteux pour le contribuable
que l'avion européen
Le nouvel avion de chasse de l'armée de l'air, le Rafale, construit
par l'avionneur français Dassault, coûte 95 millions d'euros pièce,
développement compris (28 milliards pour 294 exemplaires commandés).
Son concurrent européen direct, l'Eurofighter, développé en
coopération entre la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et
l'Espagne, coûte quant à lui moitié plus: 142 millions d'euros pièce
(33 milliards pour les 232 exemplaires de l'armée britannique, par
exemple).
Conclusion de Jean-Dominique Merchet, dans Libération: «Contrairement
à ce qui était pronostiqué lors du lancement du Rafale, le choix
d'une solution franco-française s'est finalement avéré moins coûteux
pour le contribuable qu'un projet européen.»
Le
combat européen et souverainiste de Francis Choisel
Après avoir été, en 1992, le premier élu R.P.R. à se lancer
dans le combat contre le traité de Maëstricht, Francis Choisel a
fondé en 1997 l'Alliance pour la souveraineté de la France et
organisé le Conseil national souverainiste.
Avec Bernard Chalumeau, secrétaire général de cette Alliance,
c'est lui qui a importé du Québec et imposé dans le langage politique
courant le mot souverainiste, pour caractériser tous ceux qui
veulent une organisation de l'Union européenne plus respectueuse de la
souveraineté, de l'identité et de la liberté des peuples qui la
composent, mais aussi plus proche des citoyens, moins doctrinaire, moins
bureaucratique, moins tatillonne.
Sans esprit de parti, et parallèlement à son engagement au R.P.R.,
puis au R.P.F. et aujourd'hui à l'U.M.P., il a remobilisé, stimulé et
rapproché des hommes politiques de tous bords, fédéré les énergies
d'associations multiples, réuni sans exclusive de nombreux Français de
bonne volonté dans la lutte contre les traités d'Amsterdam et de Nice,
pour le maintien du franc et contre le projet de constitution
européenne.
(L'Alliance est un mouvement d'action politique indépendant des
partis, qui mène des campagnes d'idées, organise des manifestations et
des réunions, réfléchit et publie des propositions, s'engage dans le
combat lors de référendums, mais qui, depuis son origine, ne présente
et ne soutient aucun candidat, aucune liste, aucun parti aux élections,
même européennes).
Deux
discours de Nicolas Sarkozy
Nous avons mis en ligne deux discours de Nicolas Sarkozy en rapport
avec le thème de cette rubrique.
Ces discours ont été prononcés pendant la campagne électorale
pour l'élection présidentielle.
Liens
Liens avec divers mouvements agissant pour une réorientation de la
construction européenne:
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