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Article paru dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt
(n°11, mai 2004)

Le Conseil cantonal de Billancourt
demande le prolongement du métro
au-delà du Pont de Sèvres

Francis Choisel avait été le premier, il y a quelques années à préconiser le prolongement de la ligne de métro n° 9 (Mairie de Montreuil - Pont de Sèvres) en direction de Sèvres et de Chaville. Il s’agissait alors pour lui de proposer une alternative au projet de tramway interne à Boulogne-Billancourt devant permettre une correspondance directe entre le métro et le tram du Val de Seine (T2 : Issy - la Défense).

Lors de sa deuxième séance en mars, le Conseil cantonal de Billancourt lui a apporté son renfort, non négligeable, avec des arguments supplémentaires, en adoptant un vœu dans ce sens. Il souligne que le dernier prolongement de la ligne n° 9 (de la porte de Saint Cloud au pont de Sèvres) date de 1934, c’est-à-dire de soixante-dix ans, et qu’il serait donc temps de reprendre sa progression vers l’ouest, en traversant la Seine, soit en aérien (comme on l’a fait récemment pour la ligne de Neuilly) soit, de préférence, en souterrain, comme presque partout à Paris.

Le maillage du métro est remarquable dans notre ville, grâce à André Morizet qui est à l’origine des stations Marcel Sembat, Billancourt et Pont de Sèvres, et grâce à Georges Gorse et Paul Graziani qui ont obtenu, quarante ans plus tard le prolongement de la ligne de la Porte d’Auteuil (stations Jean Jaurès et Rhin-et-Danube). Mais ces deux lignes sont exclusivement tournées vers Paris. Or la récente création d’une communauté d’agglomération entre Sèvres et Boulogne-Billancourt, ainsi que l’existence de liens de plus en plus étroits entre les communes du «Val de Seine», créent des besoins de communication accrus.

En outre, l’amélioration de la desserte des communes de l’ouest de Boulogne-Billancourt et la correspondance avec la ligne de tramway du Val de Seine devrait permettre d’alléger la circulation sur les avenues du Maréchal Leclerc et Édouard Vaillant (N10) en offrant aux automobilistes altoséquanais une solution alternative. Ce seraient autant de nuisances en moins pour les riverains, et l’espérance de réduire la coupure entre le sud et le nord de notre ville.

À la demande du Conseil cantonal, le conseiller général de Billancourt a donc saisi le Syndicat des transports d’Île-de-France, la RATP, le président du Conseil régional d’Île-de-France et les maires de Paris, Sèvres, Chaville, Ville d’Avray et Boulogne-Billancourt.

Le projet n’aboutira pas en un jour. Raison de plus pour le pousser dès maintenant, et avec force.

 

Le vœu du Conseil cantonal

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