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Stationnement à Billancourt :
l'enfer doit cesser
Avec la propreté, le stationnement « est, aujourd’hui dans le canton, le problème à traiter en priorité », estime le Conseil cantonal de Billancourt dans un rapport de 2005.
« Hic et nunc ! »
En effet, « dans certains quartier, la situation est infernale dès la tombée du jour. Il est tout simplement impossible pour de nombreux résidents ne disposant pas d’un garage, de stationner normalement leur véhicule ; ne parlons pas des visiteurs ; les parkings privés de proximité sont évidemment saturés.»
Et cette situation ne se limite pas aux jours de rencontre au Parc des Princes, à Roland Garros ou au stade Pierre de Coubertin. Elle est permanente. Et elle s’aggrave.
Au-delà de certaines causes bien connues, telles que l’ancienneté de certains immeubles qui ne disposent pas de garages pour la simple raison qu’ils ont été construits avant que ne se répande l’usage de l’automobile, ou la priorité donnée à la circulation de transit sur le stationnement le long des trottoirs, les membres du Conseil cantonal ont tenu à souligner
«l’empilement et la sédimentation de microdécisions qui, au fil du temps, ont réduit comme peau de chagrin le stationnement résidentiel, parfois sans raison apparente, ou alors dont la raison a disparu. »
Ils notent, pêle-mêle les nombreux emplacements neutralisés à l’angle des rues ou suite aux séquelles du plan Vigipirate, les bateaux de largeur excessive ou désaffectés mais toujours interdits, les véhicules ventouses qui ne sont pas enlevés par le service compétent, la suppression du
«COS» qui aboutit à l’édification de petits immeubles sur des terrains exigus qui ne permettent pas la construction de garages, etc. Sans oublier les emplacements réservés à des usages ou usagers particuliers (transports de fonds, handicapés, motos, ou autres). Une annexe donne un échantillonnage assez édifiant de toutes ces places récemment
perdues.
Des places malencontreusement supprimées
La première des préconisations du rapport va donc de soi :
« Rendre au stationnement résidentiel de surface un certain nombre des espaces qui lui ont été soustraits en trop grand nombre et sans toujours une justification suffisante ».
La ville, à qui le conseiller général, Francis Choisel, a adressé le document, en a, semble-t-il, fait son profit sur ce point : plusieurs places ont d’ores et déjà été rendues à leur usage. Espérons qu’il ne s’agit que d’un début.
Le Conseil cantonal réclame aussi la construction de petits parcs de stationnement souterrains : il en est prévu au nord de Boulogne (par exemple sous le jardin du Parchamp), mais pas dans le sud.
Et il souligne que l’aménagement des terrains de Renault devra non seulement prendre en compte les besoins de garage du nouveau quartier (ceux des 12 à 15.000 habitants nouveaux), mais en même temps se fixer pour objectif de contribuer à la résorption des difficultés dans les quartiers alentour.
Enfin, il propose une solution « innovante ». De même qu’existe aujourd’hui le
« covoiturage », on pourrait imaginer le partage des emplacements de stationnement des entreprises et des particuliers : ceux des bureaux sont vides la nuit et ceux des immeubles de logement sont, pour beaucoup, inoccupés le jour.
Pourquoi ne pas mutualiser ces places afin de mieux les rentabiliser ?
«Dans cette démarche, la municipalité pourrait utilement jouer un double rôle d’information et de médiation», affirme le rapport. A quand une bourse municipale des places de garage
?
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