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Pont de Sèvres :
des solutions, tout de suite !
La ville fait beaucoup pour le quartier du
Pont de Sèvres. Elle a, pour lui, de grands projets : réaménagement
complet de la tête du pont, transformation du forum, liaison avec les
nouveaux quartiers de Renault. Et pourtant les habitants continuent à se
plaindre de leurs conditions de vie. Ils sont et demeurent mécontents.
Certains problèmes restent pendants depuis trop longtemps.
C’est pour manifester cette lassitude et cette
impatience, et pour exiger des solutions rapides qu’à l’initiative
d’Alain Weiss, le Conseil cantonal vient d’adopter un vœu réclamant «une
prompte amélioration de la qualité de vie» dans le quartier. Se
fondant sur la récente constitutionnalisation d’un «droit à
l’environnement», le vœu pointe trois domaines où des actions plus
efficaces sont nécessaires.
La sécurité, tout d’abord, qui pour ne pas
être aussi mal assurée que certains croient, n’en laisse pas moins à
désirer : «Alors que le poste de police du passage Aquitaine n’est
plus ouvert que très sporadiquement, que l’on ne voit plus que très
rarement des rondes de polices la nuit, la population constate de plus
en plus d’actes de vandalisme tels que vols de sacs ou porte-monnaie
dans les lieux publics, vols à la portière, échange ou vente de drogue
dans les passages du forum, vitesse trop élevée des véhicules et motos
dans certains cas».
La pollution ensuite : «On trouve à
longueur de semaine, le long de la plupart des voies du quartier, du tas
de détritus et d’encombrants divers, débordant souvent sur les trottoirs
ou gênant les entrées des propriétés ; certains terrains relevant de
grandes administrations ou sociétés publiques, n’étant jamais nettoyés,
servent d’ailleurs de petites décharges d’ordures sauvages». En
outre, la démolition des usines Renault, faite semble-t-il sans souci
des riverains, s’est accompagnée de «la manipulation répétée de
milliers de tonnes de gravats, de vieilles ferrailles ou de terres, qui
ont provoqué une véritable pluie de poussières sur les aires et
bâtiments voisins».
Enfin, la circulation des piétons aussi bien
que des automobiles : elle se détériore, «notamment dans les rues
transversales telles que la rue de Sèvres ou la rue de Silly, en raison
du stationnement en double file pour livraisons ou accès aux nombreux
chantiers de construction qui se multiplient».
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