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Propreté :
pour une mobilisation générale
des citoyens
Le Conseil cantonal est un bon baromètre des préoccupations de Billancourt mais aussi, par la même occasion, de Boulogne. Nous disons bien
« baromètre » et non pas seulement « thermomètre ». Car il anticipe toujours.
Ainsi, lors des récentes réunions de quartier, les élus municipaux n’ont pas été surpris que la propreté de la ville – on devrait plutôt dire la saleté, d’ailleurs – ait été l’objet de réclamations particulièrement virulentes : le Conseil cantonal s’était saisi de la question depuis le mois de septembre précédent et les avait avertis dès cette époque de la montée du mécontentement des habitants.
Il a ensuite adressé à chacun d’eux un rapport détaillé, préparé par un groupe de travail animé par Gilles Pallier, affiné au cours de plusieurs séances passionnées et adopté à l’unanimité le 4 avril.
« Il suffit de parcourir régulièrement les rues du canton de Billancourt pour s’apercevoir que détritus et encombrants de toutes sortes jonchent au quotidien la voirie, les trottoirs et certains espaces, que ceux-ci soient publics ou privés. » Tel est le constat, qui sonne comme une évidence.
Ce manque de propreté, ajoute-t-il
« au delà des désagréments pour la vue et l’odorat qu’il génère, est également porteur de risques potentiels pour la santé et pour la sécurité des habitants ».
Plus de souplesse, plus de moyens
Mais qui en est responsable ? Chacun en a sa part, répond le rapport. Aussi préconise-t-il une
« mobilisation générale » : les élus, les services, les citoyens, tout le monde doit retrousser ses manches.
Côté ville, il demande une augmentation des moyens mais aussi et surtout plus de souplesse, plus de réactivité, afin de faire face à la variété des situations. La rue ne doit pas être propre seulement à heure dite, voire à jour fixe, mais en permanence. Or, c’est à chaque instant, hélas, qu’apparaissent les détritus.
Sanctionner les comportements indélicats est nécessaire, estime en outre le Conseil cantonal, mais ce n’est pas suffisant : il faut aussi récompenser, créer l’émulation (pourquoi pas un concours, comme pour les balcons fleuris ?).
Au minimum, il faut remercier, écouter et répondre immédiatement aux sollicitations de ceux des habitants qui informent les services de l’existence de dépôts sauvages. Qu’on ne les considère pas comme des enquiquineurs ! Ce sont au contraire de précieux auxiliaires.
Précisément, côté citoyens, le rapport suggère d’associer tous les habitants à une réflexion générale sur l’amélioration de la propreté urbaine. D’abord en les informant des budgets, des moyens, des méthodes et pas seulement en les
« sensibilisant » ou en les « éduquant ».
Une opération « coup de poing »
Ainsi éclairés, notamment dans le cadre d’une exposition, ils seront mieux à même de participer à un diagnostic général et de formuler des suggestions utiles. Pour cela, une enquête devrait être organisée avec registre et rencontres dans la rue entre élus, services et habitants. Le tout conçu comme une véritable opération « coup de
poing », concentrée sur une semaine ou deux.
Le conseiller municipal chargé de la propreté au sein de la communauté d’agglomération, Alain Juliard, devait être auditionné par les membres du Conseil cantonal. Il s’est décommandé au dernier moment… Mais il n’en a pas moins eu la primeur du rapport.
Aussi le maire, qui en été informé, a-t-il décrété l’urgence sur le sujet. Et décidé un
« grand nettoyage de printemps » s’inspirant de la plus spectaculaire des propositions formulées par le conseil.
En attendant, espérons-le, une grande mobilisation estivale et une grande offensive d’automne …
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