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Parcours buissonniers
des Hauts-de-Seine
Avis rendu le 23 janvier 2007
par le Conseil cantonal
de Billancourt
Ayant étudié l’avant-projet de «Parcours buissonniers» des Hauts-de-Seine en ses séances des 22 novembre et 9 décembre 2006 et du 23 janvier
2007,
Et s’étant attaché particulièrement aux propositions concernant les trois cantons de
Boulogne-Billancourt,
Le CONSEIL CANTONAL DE BILLANCOURT émet l’avis suivant :
Principes généraux
Il approuve le principe d’une trame verte assurant la jonction entre les parcs départementaux et entre les zones de vie et les espaces de loisir du département.
Il se réjouit de la démarche de concertation engagée par le Conseil général pour la mise au point définitive, démarche à laquelle il s’associe par le présent avis.
Il estime que le document de présentation doit mieux mettre en relief les critères que doit respecter un parcours buissonnier, à savoir : – l’existant vert – la quiétude – l’absence de pollution – la découverte – l’existant culturel et patrimonial – la possibilité d’aménagements piétonniers.
Il pense en outre nécessaire de distinguer clairement, pour chaque itinéraire, les tronçons pouvant et devant être aménagés de ceux qui sont considérés comme déjà satisfaisants et de ceux qui sont des passages obligés sans intérêt mais non aménageables.
Le document devrait de même mieux définir ce que seront les aménagements proposés (simple fléchage, requalification des trottoirs, reprise de l’ensemble de la voie, options envisagées pour les voies larges et pour les rues étroites).
Les itinéraires gagneraient à être conçus comme des circuits et non pas seulement comme des tracés linéaires ne pouvant être pratiqués qu’«aller et retour».
Enfin, le Conseil cantonal s’interroge sur la pertinence du terme «parcours buissonniers» dans un tissu urbain aussi dense que celui de Boulogne-Billancourt, même pour les tronçons les plus verts existants ou à aménager.
En fonction des principes généraux exposés ci-avant, il fait donc les propositions qui suivent.
Proposition de nouveaux itinéraires départementaux
Le parc de l’Île Saint Germain et le musée Albert Kahn ne figurent sur aucun itinéraire départemental traversant Boulogne-Billancourt. Le Conseil cantonal préconise la création d’un
itinéraire «du parc de l’Île Saint Germain au parc de Saint Cloud», de la Seine à la Seine, empruntant le CD 50, qu’il conviendra d’aménager en mail sur toute sa longueur. Il traverserait le parc de l’île, emprunterait le CD 50 dans Billancourt (déjà aménagé le long du cimetière, aménagement en projet entre les rues Thiers et du Dôme), et à Boulogne (passage devant l’Hôtel de Ville, aménagement à conforter ensuite), il ménage des jonctions avec le square Léon Blum et le square Farman, et longe le petit square Rhin et Danube ; il débouche, après le jardin Kahn et le pont de Saint Cloud, sur l’entrée du parc de Saint Cloud. Cet itinéraire se raccorderait à la promenade des côteaux qui se termine au pont de Billancourt.
Le Conseil cantonal propose en outre que le Conseil Général crée une liaison
«entre le Parc des Princes et le Parc de Saint Cloud» par l’aménagement d’un double mail le long de la RD907 (Route de la Reine) que la construction de la bretelle de l’A13 a eu pour objet de désengorger, pour laquelle en conséquence la priorité à l’automobile ne se justifie plus et dont les trottoirs demeurent d’une largeur suffisante pour y tracer une promenade verte. Cette liaison pourrait être le prolongement de l’itinéraire de Jardy au parc de Saint Cloud.
Bien que la D910 ne puisse être considérée comme une jonction entre les espaces verts départementaux et locaux, elle représente une traversée obligée pour les itinéraires joignant le nord au sud. Elle doit donc être réaménagée afin de ne plus être perçue et vue comme une autoroute urbaine (50.000 véhicules par jour).
Itinéraire du Bois de Verrières au Bois de Boulogne
Le tracé du premier tronçon de la traversée de Billancourt n’appelle pas de remarque particulière (île Seguin, nouveau pont, cours de l’île Seguin, nouveau parc, avenue Emile Zola, allée Marc Chagall, place Verlaine, parc de Billancourt).
En revanche, le Conseil cantonal considère que le tronçon qui joint le marché de Billancourt à l’Hôtel de Ville doit être revu : la rue du Vieux Pont de Sèvres, le boulevard Jean-Jaurès, le début de l’avenue Morizet sont urbains, bruyants, sans intérêt pour la promenade. Il convient au contraire de contourner la place Sembat par l’ouest en empruntant la rue Heyrault, l’avenue du maréchal Leclerc sur quelques dizaines de mètres, la rue de Billancourt (qui longe le terrain Farman, et qui connecte l’itinéraire avec le mail du Maréchal Juin), la rue de la Pyramide (rue pavillonnaire étroite à aménager), la rue Paul Bert.
De même, le tronçon qui joint l’hôtel de Ville au carrefour Reine/Victor Hugo ne présente aucun intérêt : le passage devant l’entrée du cimetière ne se justifie pas et allonge inutilement le tracé. Le Conseil cantonal propose l’itinéraire plus direct suivant : rue de la Saussière, rue Georges Sorel, avenue Victor Hugo (de la rue de la Belle Feuille jusqu’à la route de la Reine).
La fin du tracé pourrait également être simplifié, en poursuivant par l’avenue Victor Hugo/ Robert Schuman/ Gordon Bennett (aménagement vert à conforter) directement jusqu’au bois. Il convient de signaler sur le plan le stade Roland Garros, les serres d’Auteuil, l’itinéraire d’accès d’accès au Bois (au-dessus de la bretelle de l’autoroute) quoique ce tronçon soit sur le territoire de Paris. Le détour par la Bibliothèque Marmottan devrait figurer seulement sous forme de variante et emprunter non pas la rue du Château (trop forte circulation) mais, après la rue Salomon Reinach, la rue Max Blondat (Musée-Jardin Paul Landowski) et la rue
Gutenberg.
Le Conseil cantonal regrette par ailleurs que, dans cette dernière portion le parcours architectural des années 30 ne soit pas pris en compte, ni même signalé comme promenade locale.
La promenade bleue
Le tracé, lié à la Seine, n’appelle évidemment aucun commentaire, quoique l’itinéraire puisse, ici ou là, s’écarter de la berge pour varier l’intérêt de la promenade.
De même, il serait souhaitable d’indiquer un tracé préférentiel (et à aménager en priorité), passant d’une berge à l’autre en fonction de la qualité des espaces traversés et des vues à privilégier.
Le Conseil cantonal souligne enfin la difficulté qu’il y aura à assurer une promenade continue le long de la Seine à Boulogne-Billancourt compte tenu de l’occupation actuelle des quais et des berges (Port autonome, péniches) et parfois de l’absence d’espace entre la voie de la D1 et le lit du fleuve. Il souhaite néanmoins que cet aménagement soit promptement réalisé, les berges de Boulogne-Billancourt n’ayant fait l’objet d’aucune mise en valeur par le Conseil général depuis de nombreuses années, contrairement à d’autres communes du département.
Les promenades locales
Le Conseil cantonal s’interroge sur l’intérêt de tracer des itinéraires locaux: les habitants connaissent en effet généralement leur ville, ils sont à même de s’y promener sans guide; et les municipalités, même associées à la définition des parcours buissonniers, aménageront l’espace public à leur gré, indépendamment des itinéraires retenus.
En outre, les quelques tracés esquissés à Boulogne-Billancourt sont loin d’épuiser toutes les ressources de promenades qu’offre la ville. Ils ne sont même pas toujours les plus dignes d’intérêt. Ainsi l’ensemble du quartier des Princes et du nord-ouest de la ville aux abords du Jardin Kahn et du parc Rothschild offrent-ils une multiplicité d’itinéraires agréables; de même la rue de Silly, entre le mail du Maréchal Juin et la rue Galliéni, présente un aménagement d’une exceptionnelle qualité; et la villa Marie Justine, voie privée ouverte au public, permet de joindre dans le calme la route de la Reine à la rue de Paris; pour ne citer que ces exemples.
Aussi le Conseil cantonal estime-t-il préférable que
soient réalisés à destination du public, à partir des relevés existants, des plans locaux mettant en relief l’ensemble des espaces verts de proximité, mails, plantation d’alignement, etc. et constructions remarquables, et classant chaque tronçon sans souci de continuité d’un itinéraire (à la manière des cartes et guides Michelin) en niveaux d’intérêt pour la promenade (plus ou moins agréable) et en catégories d’aménagement (sentiers pédestres, mails, jardins et sentes privés accessibles au public – avenues aux larges trottoirs plantés et fleuris – petites rues pittoresques bordées de jardin).
(Lien avec la page du site du Conseil
général)
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