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Cet article, paru dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt de mai 2004, présente une fort ingénieuse invention boulonnaise qui reste à industrialiser. Avis aux entreprises qui souhaitent innover…

Marées noires : la machine à bulles de l’ingénieur de Billancourt 

Visiblement, malgré les opérations de pompage en mer et les barrages flottants, on ne sait toujours pas dépolluer nos côtes et nos océans après une marée noire. A preuve, l’état de nos plages à chaque accident et la présence, longtemps après encore, de petites masses visqueuses qui agressent les baigneurs. A peine croyable, en 2004 !

En vérité, on sait faire. Ou plus exactement Mario Spada sait faire. Ingénieur en retraite, demeurant à Billancourt, il a accompli toute sa carrière dans l’extraction minière. Et il y a pratiqué couramment une technique facilement transposable aux nappes de pétrole brut. Rien de surprenant : les inventions les plus extraordinaires sont souvent la simple adaptation d’un procédé existant à un domaine où l’on n’avait pas songé à l’employer. Ainsi, par exemple, c’est un imprimeur français sur tissu, qui, un beau jour du second Empire, eut l’idée d’imprimer les journaux avec une presse rotative. Ce fut une révolution. Et l’on peut encore découvrir en solitaire au XXIème siècle. C’est aussi un ingénieur isolé, un Français encore, qui a inventé il y a quelques années la carte à puce. 

Mario Spada décrit ainsi son invention : « Elle repose sur l’utilisation d’un flux de bulles d’air en milieu aqueux. Les particules de déchets d’huile s’accrochent à la surface des bulles, l’utilisation de produits tensioactifs renforçant ces propriétés. La séparation des particules plus légères que l’eau se trouve accélérée dans ce mélange : le flux de bulles réussit là où le pompage a échoué. » Il suffit de placer ce type de machines à bulles sur des canots pneumatiques et d’envoyer leur récolte dans une citerne. Et les bulles sont également efficaces dans la dépollution des sables. 

Hélas, comme souvent, lorsqu’un inventeur génial mais isolé, présente sa trouvaille, personne ne s’intéresse à lui. Mario Spada a déposé son brevet en février 2000, et validé le concept par des essais en laboratoire, mais aucun industriel n’a encore répondu positivement à ses sollicitations. Même la presse locale, contactée, n’a pas daigné parler de lui.

Espérons donc qu’un entrepreneur boulonnais dynamique lira ce numéro de la Revue Cantonale et qu’il se saisira de l’invention, sans attendre qu’un Japonais ne l’achète ou qu’un Américain ne la copie en prétendant avoir été le premier à avoir eu l’idée (comme pour le virus du sida, le cinéma ou l’aviation…)

Ne noircissons pas le tableau toutefois. Mario Spada était présent en décembre au salon mondial de l’innovation, à la Porte de Versailles. Il y a noué quelques contacts. Et un article scientifique est sous presse, à paraître dans la revue de la Société de l’Industrie Minérale.

Si vous voulez industrialiser cette invention, contactez-nous.

 

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