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Article paru en mai 2004 dans la Revue cantonale de
Boulogne-Billancourt.
Un contribuable qui coûte plus
qu’il ne rapporte
Comme la taxe d’habitation et la taxe foncière ne représentent, à elles deux, que
20 % des recettes communales de fonctionnement, qu’un quart des recettes départementales (voir:
Le point de fiscalité ), il en résulte que chaque foyer boulonnais ne participe aux dépenses qu’il génère, que pour une part très minoritaire. Autrement dit, le contribuable boulonnais - comme partout d’ailleurs -
«coûte» plus qu’il ne «rapporte».
Plus précisément, chaque propriétaire-habitant boulonnais (enfants compris) paie en moyenne de l’ordre de 2.400 francs (360 euros) par an, de taxes foncière et d’habitation. Et la ville dépense pour lui, en fonctionnement, près de 10.500 francs
(1.590 euros). Différence : plus de 8.000 francs !
Appliquons ce raisonnement aux terrains de Renault : 10.000 habitants dans ces quartiers, 10.000 habitants supplémentaires dans notre ville donc à la charge du budget municipal, c’est 80 millions de francs supplémentaires qu’il faudra trouver. Et si le chiffre est de 15.000 habitants, estimation qui correspond mieux à la constructibilité prévue, ce sont 40 millions de plus, 120 au total qui devront être recherchés.
C’est pourquoi, on ne pourrait plus équilibrer le budget municipal si l’on ne faisait pas aussi venir dans les terrains de Renault des entreprises, des bureaux, des sièges sociaux, qui apportent de la taxe professionnelle. On devrait augmenter massivement les impôts.
Il est vrai, que l’on peut être assuré, d’ores et déjà, qu’automatiquement, la taxe professionnelle de Renault sera moins
«écrêtée» (voir Francis
Choisel, décroche 14,7 millions de francs pour le budget municipal), mais ce ne sera pas suffisant.
En outre, fait tout nouveau, le Président de la République vient d’annoncer qu’il voulait réformer, voire supprimer la taxe professionnelle. Alors ces recettes potentielles risquent de s’envoler en fumée !
Autrement dit, le chiffre de la population qui sera accueillie sur les terrains de Renault, n’est pas seulement une question de qualité de vie pour ces nouveaux Boulonnais et pour les quartiers limitrophes. C’est un sujet qui nous concerne tous, du côté du portefeuille et de la feuille d’impôts…
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