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Objectifs
et règles de fonctionnement
du Conseil cantonal de Billancourt
Par définition, un conseiller général connaît personnellement et
précise par ses contacts quotidiens les souhaits des habitants de son
canton.
Cependant, pour optimiser l’exercice de son mandat, il est apparu
judicieux de lui adjoindre une structure permanente d’écoute et de
proximité, en déclinant au niveau du canton ce qui existe à celui de la
commune (commissions extra-municipales, conseils de quartiers), de la
région ou de l’État (comités et conseils économiques et sociaux) ou même
des administrations et services publics (comités d’usagers).
La présente note a pour but de préciser la nature, les objectifs
et le fonctionnement d’une telle structure, dite «conseil cantonal».
Rappel
Le Conseil général est composé de conseillers généraux élus
individuellement au suffrage universel direct dans le cadre de
circonscriptions cantonales.
Chacun d’eux assume une quadruple mission :
-
gérer, avec l’ensemble de ses collègues,
les affaires du département ;
-
contribuer personnellement au bien-être
et à la solution des problèmes des habitants du canton dont il est
l’élu ;
-
assurer la représentation du Conseil
général dans un certain nombre d’organismes publics ou semi-publics
à vocation intercommunale, départementale, interdépartementale ou
régionale, et participer aux actions de ces organismes ;
-
épauler le maire et les membres de
l’exécutif municipal dans leurs relations avec le Conseil général et
avec les services déconcentrés de l’État.
Objectifs
Le Conseil cantonal est un organe consultatif qui agit au profit du
canton et participe, à son niveau, à l’action départementale.
Il est composé d’habitants du canton auquel il est fait appel en
raison de leur représentativité et s’appuie sur la compétence de
spécialistes qui peuvent, au besoin, être choisis en dehors du canton.
Animé par le conseiller général, le Conseil cantonal a pour objet de
l’accompagner dans sa réflexion et dans l’exercice de ses fonctions :
-
Il contribue à l’éclairer sur les
attentes des habitants du canton.
-
Il l’aide dans l’analyse des dossiers
qui lui sont soumis.
-
Il adopte des positions qui orientent
son action et en renforcent la légitimité ; et il lui suggère des
initiatives.
-
Il contribue ainsi à la définition de
l’intérêt général à l’échelle du département et du canton, et aide
le conseiller général à le faire prévaloir. Il permet aux citoyens
de participer de manière plus étroite à la vie publique et développe
en conséquence le civisme. Il participe à une meilleure information
de la population sur les politiques départementales.
Cadre juridique, moyens
Le Conseil cantonal n’a pas d’existence juridique propre. Il
fonctionne avec les moyens dont dispose le conseiller général dans le
cadre de ses fonctions.
Il n’est pas attaché à sa personne et ne prend pas de position
politique. En période préélectorale, il est soumis aux règles qui
s’appliquent aux collectivités locales.
Les fonctions de membre du Conseil cantonal et de spécialiste sont
bénévoles.
Organisation
Le Conseil cantonal se réunit à l’initiative du conseiller général.
Des groupes de travail ponctuels préparent sur des dossiers précis,
les séances du Conseil cantonal.
Les membres du Conseil cantonal sont représentatifs de la diversité
des habitants du canton et de leurs opinions. Ils expriment leurs avis
et suggestions lors des séances du Conseil cantonal et des réunions des
groupes de travail.
Les spécialistes du Conseil cantonal sont choisis en fonction de
leur expérience ou de leur expertise personnelle. Ils éclairent le
Conseil cantonal et les groupes de travail sur les dossiers nécessitant
une technicité particulière.
Fonctionnement
Le conseiller général fixe l’ordre du jour des réunions, en fonction
des attentes des habitants, des dossiers dont il est saisi, et des
suggestions des membres du Conseil cantonal
Il guide les travaux du conseil cantonal et en dirige les séances.
Le conseiller général fournit aux membres du Conseil cantonal, à son
initiative ou sur leur demande, les éléments techniques et
administratifs leur permettant d’analyser les dossiers qui leur sont
soumis.
Le conseil cantonal peut recourir ponctuellement à des personnalités
extérieures, des élus ou des fonctionnaires dont les vues et les
compétences sont susceptibles d’étayer ses travaux.
Les membres du Conseil cantonal s’expriment à titre individuel, sans
mandat des associations ou organisations auxquelles ils peuvent
appartenir par ailleurs.
Ils peuvent procéder à toute recherche personnelle et s’entourer de
toutes compétences utiles, mais ne peuvent agir, ni intervenir au nom du
conseil cantonal auprès des habitants ou des administrations, sauf à
avoir été expressément missionnés par le conseiller général.
Le conseil cantonal opine selon la procédure déterminée par le
conseiller général. Il exprime notamment la diversité de ses points de
vue lors de tours de table et peut adopter, sur proposition du
conseiller général, des vœux ou des motions concrétisant une opinion
majoritaire ou consensuelle.
Le conseil cantonal veille à ce que ses avis traduisent, au-delà de
l’opinion personnelle de ses membres, le sentiment majoritaire des
habitants du canton, et correspondent à l’intérêt général du
département, de la ville et du canton.
Le conseiller général s’inspire de ses avis dans son action et les
relaie s’il le juge nécessaire auprès des diverses autorités, de la
presse, ou du public.
Modes d’action
Les divers modes d’action du conseil cantonal sont :
-
Le tour de table (expression de
la diversité des points de vue des membres du conseil cantonal sans
discussion ni vote)
-
Le débat (expression de la
diversité des points de vue par une discussion contradictoire, non
suivie d’un vote)
-
L’audition (exposé d’un
intervenant extérieur suivie de questions et d’un débat)
-
Le vœu (proposition ou demande
d’action, adoptée par vote ou consensus et adressée à une autorité
ou collectivité)
-
La motion ou avis (sur une
action ou un projet, adopté par vote ou consensus)
-
L’initiative cantonale (demande
d’inscription d’un sujet à l’ordre du jour de l’assemblée d’une
collectivité, d’organisation d’un référendum local, déclenchement
d’une pétition des habitants)
-
L’enquête d’opinion auprès des
habitants (questionnaire élaboré, interprété et commenté par le
conseil cantonal, diffusé par le conseiller général)
-
L’enquête de terrain (déplacement
des membres du conseil cantonal pour étudier concrètement un
problème)
Le Conseil cantonal de Billancourt, premier du genre en France,
est conçu selon des principes et un mode d’organisation susceptible
d’être étendu à l’ensemble des cantons.
Il a, à ce jour, un caractère expérimental et une fonction
d’exemplarité.
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