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Article paru dans la Revue cantonale de Boulogne-Billancourt
(n° 11, mai 2004)

Première en France :
Un conseil cantonal à Billancourt

La loi sur la démocratie de proximité, dite «loi Chevènement» a organisé les conseils de quartiers dans les villes de la taille de la nôtre. Jean-Pierre Fourcade avait d’ailleurs anticipé de quelques mois sa mise en place à Boulogne-Billancourt et depuis longtemps créé des commissions extra-municipales. La Constitution a quant à elle instituée un Conseil économique et social au niveau de l’État. Il existe aussi un Conseil économique et social de la Région d’Île-de-France.

Mais le département est le grand absent de cette démocratie de proximité et de la concertation institutionnelle avec la société civile. Peut-être parce que le législateur a jugé que le conseiller général, élu sur son nom dans le cadre restreint du canton, est lui-même par définition, un élu de proximité inséré dans la vie économique et qu’il est donc particulièrement apte à discerner les besoins de ses concitoyens et à les exprimer, comme les maires des petites villes, dans lesquelles la loi n’a pas prévu de mairies de quartier.

Francis Choisel a néanmoins décidé de combler ce vide, en créant autour de lui le «Conseil cantonal de Billancourt», assemblée représentative des forces vives du canton et de la diversité de ses quartiers. Il s’agit là d’une première en France qui a été largement saluée comme telle. Sorte de «Conseil municipal du canton», cet organe consultatif se réunit tous les mois. Il est saisi des dossiers les plus importants dont le conseiller général est chargé ; il s’informe, prend des initiatives, exprime des préoccupations, propose des solutions. «Ce conseil me permet de mieux tâter le pouls de mon canton, d’être alerté plus rapidement sur les problèmes qui s’y posent, confie Francis Choisel, mais mon objectif est qu’il dépasse le stade du constat et de la revendication pour aller jusqu’à celui des propositions pratiques et des réalisations.» Lieu de concertation, le conseil est donc aussi un outil pour l’action. À preuve la présence en son sein de «spécialistes», sorte d’experts qui peuvent être choisis en dehors du canton, mais mettent leur compétence à son service.

Le conseil ne limite d’ailleurs pas son champ d’action aux frontières du canton. On aurait tort de le considérer comme un super-conseil de quartier, qu’il doublerait sans grand avantage. En effet, le conseiller général, a pour mission de participer avec ses collègues à la gestion de l’ensemble du département. C’est donc à ce niveau aussi que se situent les préoccupations du conseil cantonal, et ce dans tous les domaines : scolaire, social, économique, culturel, et pas seulement en matière d’environnement, de voirie ou de transport.

Cette institution originale, dont la naissance a été officiellement annoncée aux diverses autorités avec lesquelles elle aura à travailler (telles que le Préfet), siège à l’antenne locale du Conseil général, boulevard de la République. Ceux qui s’estiment représentatifs de leur canton et s’intéressent à son avenir, comme à celui des Hauts-de-Seine, peuvent prendre contact avec le Conseiller général (01 46 10 95 00).

 

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